Nievre Saone-et-Loire Nievre Saone-et-Loire Cartes postales71 58 |
Ci-dessous : Consultez le catalogue de la venteUne somptueuse collection qui nous fait bien envie !Bonne enchères à ceux qui auront la chance de pouvoir se rendre à cette superbe vente de livres ! |
Samedi 20 mai 2006 à 14 heures
BOURGOGNE – NIVERNAIS – MORVAN
Bibliothèque de M. Jacques Derymacker (Première partie.)
Exposition au public : Jeudi 18 mai de 14 h. à 18 h.
Vendredi 19 mai de 10 h. à 12 h. et de 14 h. à 18 h.
Samedi 20 mai de 10 h. à 12 h.
Expert : Gérard Oberlé
assisté par Tristan Pimpaneau
Librairie du Manoir de Pron
F-58340-Montigny sur Canne
Tel : 03 86 50 05 22 – Fax : 03 86 50 06 16 - pron.livres@wanadoo.fr
Des origines morvandelles m’ont amené à m’intéresser au Morvan. Pendant près de trente ans, j’ai recherché avec patience et curiosité les livres, manuscrits et documents concernant cette région, et plus largement le Nivernais, l’Yonne, la Saône-et-Loire et la Bourgogne, car le Morvan ne se soucie point des frontières départementales. Ses forêts, villages et vallées en couvrent quatre.
Je me suis intéressé à tous les aspects de la région : monographies de villes et villages, histoire et coutumes locales, mœurs et traditions, forêts et flottage, agriculture, nourrices, toutes activités prospères jusqu’au début du XXème siècle. J’y ai ajouté les œuvres littéraires des auteurs nivernais et bourguignons et les revues locales.
“ On a besoin, arrivé au sommet de la civilisation moderne, de revoir ce passé qu’on ne distingue plus que confusément à travers les brumes du temps ; on a besoin de savoir ce qu’étaient autrefois ces nationalités fractionnaires qui constituaient chaque province, leurs coutumes, leur législation spéciale, la vie dont chacune d’elle vivait, avant de se fondre dans cette puissante unité, dans ce tout homogène qui fait de la France une nation grande et forte. ” disait A. Duvivier dans sa préface aux Archives de Nevers ou Inventaire historique des titres de la ville par Parmentier.
Comme de nombreux collectionneurs d’ouvrages régionalistes, je n’ai, à mes débuts, recherché les livres que pour leur contenu historique, littéraire ou géographique. Mais, petit à petit, grâce à la rencontre de libraires spécialisés et à la lecture de leurs catalogues, je suis devenu bibliophile. Dès lors, j’ai acquis des ouvrages anciens rares, des manuscrits, des exemplaires de choix, des provenances célèbres. Privilégiant le plaisir de la lecture, j'ai recherché avant tout à préserver le livre dans son usage traditionnel. Ainsi la majorité de ces ouvrages, même récents, sont reliés. Afin d’assurer une cohérence à l’ensemble, j’ai confié les livres brochés ainsi que la restauration de certains volumes à un seul relieur, M. Jean-Paul Laurenchet.
Cette bibliothèque renferme plus de 2000 titres. Faute d’un successeur pour en prendre soin et continuer la collection, j’ai décidé de m’en séparer. J’ai demandé à M. Gérard Oberlé d’en organiser la vente. Nivernais d’adoption depuis trente ans, amoureux du Morvan, cet expert avait précédemment dispersé plusieurs autres bibliothèques nivernaises, celle du Dr. Dupont en 1988, celle de Raymond Clavreuil en 1990 entre autres.
Puissent mes volumes faire le bonheur de mes amis bibliophiles ou attirer de nouveaux collectionneurs.
Jacques Derymacker.
ABORD (Alexandre).
La médecine populaire et les pratiques superstitieuses du Morvan. Thèse pour le doctorat en médecine présentée et soutenue le Jeudi 10 Février 1910.
Paris, Jouve, 1910 ; plaquette in-8, brochée, couverture imprimée.
80/100
60 pp.
ÉDITION ORIGINALE de cette thèse très rare, soutenue devant un jury présidé par M. Gilbert-Ballet. Les préjugés populaires en médecine, Les rebouteurs, Les guérisseurs, les remèdes de bonne femme, Les superstitions médicales, les charmeurs, Les saints guérisseurs et les pèlerinages, Le culte des eaux. Suit une bibliographie.
ALIGNY (Théodore Caruelle d’)
Peintre d’histoire, de compositions à personnages, de sujets religieux, graveur et dessinateur, Théodore d’Aligny est né en 1798 à Chaumes (Nièvre). Élève de Regnault et de Watelet, il séjourne à Rome où il fréquente les peintres lyonnais Orsel, Bonnefond et Vibert ainsi que Corot à qui il donne des conseils. Aligny expose aux salons de 1831, 1837, 1842 et 1846, c’est à cette dernière exposition que Baudelaire remarque ses paysages dont il écrit : “ Harmonieux poèmes de pierre (qui) allaient très bien au talent sérieux et idéaliste de M. Aligny… ” En 1860, d’Aligny est nommé directeur de l’École des Beaux-Arts de Lyon, poste qu’il occupe jusqu’à sa mort en 1863.
Baptême de Jésus. Dessin original à la mine de plomb (24,5 x 29,5 cm.) sur papier calque collé sur papier à dessin, portant deux fois le cachet rouge du peintre.
100/150
Il s’agit sans doute d’un croquis préparatoire pour une peinture destinée à une église.
ANFRAY (Marcel).
Professeur d’histoire au lycée de Nevers en 1938, puis professeur d’histoire de l’art à Strasbourg.
L’architecture religieuse du Nivernais au Moyen Âge. Les églises romanes.
Paris, Picard, 1951 ; in-4, demi-chagrin bronze, dos à nerfs orné de fleurons dorés, couverture et dos conservés. (Lobstein – Laurenchet).
250/300
326 pp., 51 gravures in-texte, 1 f., 60 planches hors-texte et 1 carte dépliante.
ÉDITION ORIGINALE. Dans un premier chapitre, l’auteur étudie les données historiques et géographiques du Nivernais dont il délimite les contours, la qualité des matériaux, montre l’importance des routes de pèlerinage, les rapports politiques et religieux avec les régions voisines, et particulièrement la Bourgogne, l’influence des abbayes de Cluny et de Vézelay. Il analyse ensuite les caractères des édifices de tout premier ordre : Saint-Etienne de Nevers, Sainte-Croix de la Charité, Saint-Martin de Nevers et Sainte-Eugénie de Varzy. Après un chapitre sur les églises à collatéraux, l’ouvrage se termine par deux chapitres sur la sculpture romane en Nivernais. Préface de Marcel Aubert, bibliographie.
Bel exemplaire bien relié.
La cathédrale de Nevers et les églises gothiques du Nivernais.
Paris, Picard, 1964 ; in-4 demi-chagrin bronze, dos à nerfs orné de fleurons dorés, couverture et dos conservés (Lobstein – Laurenchet).
150/200
1 f., 270 pages illustrées de 60 figures dans le texte, 64 planches hors texte, une carte, 1 f (justificatif du tirage).
Cette étude fait suite à celle consacrée aux églises romanes. Alors que les églises romanes sont localisées surtout dans le sud du département, les églises gothiques se rencontrent plutôt dans les arrondissements de Cosne et de Clamecy.
Outre la cathédrale de Nevers, on trouve des études importantes sur Saint-Martin de Clamecy, Saint-Pierre de Varzy, Saint-Marcel de Prémery, dans la vallée de la Cure sur les églises de Bazoches, Moux, Alligny-en-Morvan, Saint-Martin-du-Puy, Brassy, sur la Chartreuse du Val-Saint-Georges, dans la vallée de l’Yonne sur les églises d’Entrains, d’Anthien, de Chitry-les-Mines, de Surgy, de La Chapelle-Saint-André, d’Asnois, sur la chapelle de Béthléem de Clamecy. Bel exemplaire bien relié.
ARNOUX (Claude).
Claude Arnoux (1695-1770) était prêtre à Beaune. Il s’installa à Londres pour y enseigner le latin et le français et, accessoirement, pour y vendre les vins de sa Bourgogne natale.
Dissertation sur la situation, de Bourgogne, sur les vins qu’elle produit, sur la manière de cultiver les Vignes, de faire le Vin, et de l’éprouver ; sur les qualitez, finesse, couleur, et durée des différens Vins que produit la coe de Beaune avec le nom de tous les bons coteaux gravés exactement dans une carte Géographique des Collines de la haute Bourgogne ; sur la facilité d’avoir de ces Vins, à qui il faut s’adresser pour cela, deux moyens pour les faire venir à Londres sans altération et a bon marché, le tout précédé d’une Ode Latine qui fait l’éloge du Vin de Volnet adressée a un des plus scavants Hommes de l’Europe, avec la Copie de la Lettre que ce scavant envoya à l’Auteur de cette Ode et de cette Dissertation. Par M. Arnoux, Précepteur de Mss. les Fils de J. Freeman, Esq.
À Londres, Imprimé chez Samuel Jallasson, et se vend chez P. du Noyer, à la Tête d’Erasme, et chez N. Prevost, vis à vis Southampton-Street dans le Strand. 1728 ; petit in-8, demi-veau fauve. (Laurenchet.)
15000/20000
55 pp. et grande carte dépliante gravée.
ÉDITION ORIGINALE UNIQUE ET INTROUVABLE.
Ce livre mythique n’est cité dans aucune bibliographie, hormis Simon gastronomica 139. Seuls deux exemplaires figurent dans des collections connues en dehors de celui-ci, celui de D. Morette ayant servi à la réimpression à 150 ex. que ce dernier donna en 1978 et l’exemplaire Chwartz Vente Chwartz n°39.
La Situation de la Bourgogne de 1728 n’est pas seulement la relation la plus claire et la plus concise sur les vins et techniques vinicoles de son temps, mais encore la première tentative de vente directe en permettant aux consommateurs anglais d’entrer en relation avec les commissionnaires Beaunois. (Johnson p. 272).
Après un coup d’œil sur les villes de Beaune et d’Autun (où il a habité) Arnoux décrit sa Bourgogne comme un paradis giboyeux, où les sources sont claires, le pain et les fruits excellents. Brossant un tableau, et une carte dessinée de Côtes et des Arrières-Côtes, il fixe l’excellence des crus entre Chambertin et Chagny. S’ensuivent trois dissertations définissant les qualités des différents Climats : Vins de Primeur (Volnay, Pommard, La Commareine, Aloxe, Pernand, Chassagne : “ un des plus grands vins du monde ”, Savigny, Auxey) ; Vins de Garde (Nuits, “ Louis XIV ne buvait pas d’autre vin ”, Vougeot, Chambertin : le plus considéraable vin de toute la Bourgogne) ; Vins Blancs (Meursault, Puligny, Montrachet : “ le vin blanc le plus délicieux de France ”)… Le principal intérêt de cette relation réside dans la description, pittoresque et pleine d’observations diverses qui ne se trouvent que là, des travaux du vignoble en toutes saisons et dans les conditions particulières à ce pays. De nombreux détails curieux concernent : le pèlerinage de Saint Reverien contre la sécheresse ; l’usage des cloches chassant les orages ; le provignage ; l’ordre des vendanges : Volnay puis Pommard, puis Beaune ; les cépages et la vinification ; les méthodes des Courtiers-Gourmets essayant les cuvées ; le commerce des vins…
Ce petit livre est écrit par un connaisseur qui a très bien suivi le sens du travail de la vigne et du vin dans son pays.
C’est la PREMIÈRE DESCRIPTION COMPLÈTE DES CÔTES DE BOURGOGNE, indiquant déjà la façon de boire les vins, comment les faire voyager, et les prix. Rédigé juste à l’époque où se fondait à Beaune les premières maisons de “ Commissaires des vins ” (Gombault, Milon, Lopin), ce manuel intelligent ne peut laisser indifférent un Bourguignon ; l’amateur de vins lira avec plaisir cette relation de voyage dans le temps et dans les vignes.
[AUTUN.] Crucifix miraculeux de l’abbaye de Saint Martin d’Autun.
Gravure sur bois, (fin XVIIIème siècle), (24 x 37 cm.)
100/150
RARE GRAVURE POPULAIRE montrant le crucifix accompagné d’un texte imprimé qui raconte un phénomène de lévitation miraculeux lié à ce crucifix. Suit une Oraison à Jésus crucifié.
Cachet sur la marge inférieure.
BACHELIN (Henri)
Henri Bachelin est né dans le quartier de La Grange-Billon à Lormes en 1879. Son père, originaire de Brassy, qui est évoqué dans Le Serviteur, était journalier et sacristain. Sa mère, née à Provency et qui figure dans le roman inédit La Paroissienne (dont de larges extraits ont été publiés dans l’Horizon de Pourpre), voulait qu’il devienne prêtre. Bachelin entre au petit séminaire de Pignelin, puis passe deux années au grand séminaire de Nevers. Il abandonne la robe noire en 1897 et fait son service militaire durant 4 ans. Rentré à Lormes, il quitte définitivement cette ville en 1901 et part pour Paris où son oncle Joseph, restaurateur rue Taitbout, le place chez un avoué, puis chez un huissier. Il finit sa carrière au Crédit Industriel et Commercial en 1911, pour se consacrer, jeune encore, à la littérature. Il meurt à Paris en 1941.
Juliette la Jolie.
Paris, NRF, 1912 ; in-12, demi-basane, dos à nerfs orné, couverture et dos conservés, non rogné. (Reliure de l’époque).
20/30
199 pp.,2 ff. ÉDITION ORIGINALE. Talvart et Place, I, p. 128
Sous d’humbles toits.
Paris, L’Effort libre, 1913 ; in-12 broché, couverture imprimée.
200/300
221 pp., 1 f. n. ch.
EDITION ORIGINALE de ce recueil de 18 nouvelles dédiées à Romain Rolland et que Bachelin tenait pour l’une de ses œuvres les plus caractéristiques. Imprimé par Nouvel Avenir, Association ouvrière de typographes syndiqués, à Nevers. Les Editions L’Effort Libre étaient dirigées par J-R. Bloch avec la collaboration de Ch. Albert, Ch. Vidrac, L. Bazalguette, A. Spire, etc. qui éditaient aussi les Cahiers de civilisation révolutionnaire, Art, Politique Critique. Une version romancée de ce texte À mon père, a paru en avril 1911, dans La Nouvelle Revue Critique et a fait l’objet d’une très rare édition à cinq exemplaires (dont 2 sont à la Bibliothèque Nationale) la même année. Par ailleurs, ce texte a été repris avec quelques variantes dans l’un des meilleurs ouvrages de Bachelin Le serviteur. Voir sur cet ouvrage le Bulletin de l’Association Henri Bachelin n°6, 1994. – Talvart et Place, I, p. 128
UN DES 20 exemplaires sur HOLLANDE.
La guerre sur le hameau.
Paris, Flammarion, 1917 ; in-12, demi-chagrin rouge à coins, tête dorée, marges avec grands témoins, couverture et dos conservés. (Laurenchet).
200/250
2 ff ., 251 pp., 1 f.
ÉDITION ORIGINALE de cette série de nouvelles qui se déroulent à Brassy pendant la première guerre mondiale. Talvart et Place, I, p. 128 – Catal. Dupont, n°429.
UN DES 10 exemplaires sur Hollande, non numéroté, seul grand papier. Bel exemplaire bien relié.
Les Grandes orgues.
Paris, Aux éditeurs associés, Les éditions du monde moderne, 1925 ; in-12 broché, couverture imprimée, marges témoins conservées.
200/300
3 ff. (y compris le frontispice), 412 pp., 1 f., bois gravé par D. Galanis.
ÉDITION ORIGINALE très recherchée. La première partie de ce livre a paru dans La Revue hebdomadaire en 1921. Talvart et Place, I, p. 128
Tirage limité à 500 exemplaires. Celui-ci est UN DES 50 DE TÊTE SUR HOLLANDE, SIGNÉ par l’auteur.
REUNION de 4 ouvrages de Bachelin in-12 dont 1 broché et 3 reliés.
60/80
Robes noires. Paris, Grasset, 1910. ÉDITION ORIGINALE.- Juliette la jolie. Paris, NRF, 1912. 2e édition. – Les noëls français. Paris, Librairie de France, 1927 . ÉDITION ORIGINALE. Partitions et illustrations in et hors-texte. – Le Serviteur. Paris, Mercure de France, 1944. Édition définitive, préface de René Dumesnil.
Lot divisible au gré des acquéreurs.
REUNION de 5 ouvrages de Bachelin in-12 brochés.
120/150
Sous les marronniers en fleurs. Paris, Société littéraire de France, 1920,. ÉDITION ORIGINALE. Les rustres. Paris, Flammarion, 1922 . ÉDITION ORIGINALE. L’Orage d’hiver. Paris, Nouvelle Revue Critique, 1929 . ÉDITION ORIGINALE. UN DES 100 exemplaires sur ALFA MARAIS numérotés. Monsieur Ildefonse. Paris, Mercure de France, 1937 . ENVOI AUTOGRAPHE DE L’AUTEUR à “ l’ami Favre .” Le Sabreur. Paris, Mercure de France, 1938 . ÉDITION ORIGINALE. ENVOI AUTOGRAPHE DE L’AUTEUR à “ l’ami Favre .”
Lot divisible au gré des acquéreurs.
BARANTE (Prosper Brugière, baron de)
Historien et homme politique né à Riom en 1782, mort à Barante en 1866. Lié dans sa jeunesse à Mme de Stael et à Mme Récamier, il fit une brillante carrière et occupa des postes importants sous l’Empire et la Restauration. Il abandonne la carrière en 1848. Il doit sa notoriété littéraire à l’ouvrage que nous présentons ci-après.
Histoire des Ducs de Bourgogne de la Maison de Valois (1364-1477).
Paris, Delloye, Dufey, Le Normant, 1839 ; 12 volumes in-8, demi-chagrin rouge à coins, caissons et petits fers dorés, tranches jaspées. (Reliure de l’époque).
500/600
Rare cinquième édition, la plus complète et la plus illustrée, comportant 128 planches hors-texte ; vignettes sur bois, tirées sur Chine d’après Boulanger, Decamps, Delacroix, Delaroche, Deveria, Grandville, Alfred et Tony Johannot, Scheffer, etc. et cartes dressées par Perrot et gravées par Tardieu. Complet du rare atlas comprenant 1 titre orné gravée par Tardieu et 6 planches représentant 28 fleurons ou ornements de texte sur Chine collé. “ Ouvrage intéressant appartenant à la nouvelle école historique. ” Brunet, vol. 1, page 643. – Saffroy 10765a – Vicaire I, p.283 (édition similaire.) Très bel exemplaire dans des reliures décoratives d’une grande fraîcheur.
BARBIER (Pierre)
Né à Toucy le 16 juin 1903, navigateur de 1922 à 1930, Pierre Barbier fut Greffier au Tribunal de commerce de Romorantin, Montereau, puis de Brioude.
Auxerre et l’Auxerrois. Pays d’Art et d’Histoire.
Paris, Editions de la Revue du Centre, 1936 ; in-12, demi-chagrin noir, dos à nerfs orné, couv. et dos. (Laurenchet).
100
249 pp., 1 f., 60 planches photographiques en noir et 1 carte dépliante h.-t.
EDITION ORIGINALE. Histoire la ville d’Auxerre, évolution de l’art en Auxerrois, abbayes et prieurés, art roman et art ogival, arts renaissant et classique, châteaux, etc. Abondamment illustré. Très bel exemplaire bien relié.
BARDET (Edme-François.)
Fils d’un avocat fort riche et receveur municipal pendant la Révolution, Edme Bardet est né à Clamecy en 1777. Il fit des études de médecine, obtint le doctorat mais n’exerça jamais. Il voyagea beaucoup, visita l’Allemagne, la Suisse, l’Angleterre. Tout en exploitant ses propriétés, il composait des poèmes et passait pour un original. On lui doit une Histoire de la Révolution dans une petite ville, qui est un document fort vivant. Il est mort en 1861.
Les Nuits poëme.
Paris, E. Renduel, 1836 ; in-8, demi-basane outremer, tranches jaspées. (Reliure de l’époque.)
150/200
2 ff., 217 pp., 1f. blanc, titre, pp. 225 à 269, 1 f. (errata.)
ÉDITION ORIGINALE parue anonymement chez l’éditeur Renduel né à Lormes en 1798. Après une brillante carrière à Paris dans le milieu des écrivains romantiques, Renduel se retira en 1840 dans son château de Beuvron où il mourut en 1894.
C’est le premier livre de Bardet. Il semble extrêmement rare. Cet exemplaire est complet du supplément des pp. 225 à 269 qui manque très souvent car il fut publié plus tard. Normalement le volume s’arrête à la p. 217. M. Bardet est un poète du dimanche. Son lyrisme s’en ressent. A. Sonnie-Moret, Notice sur les écrivains de Clamecy critique avec vigueur ces poèmes “ dans lesquels rien ne s’y trouve respecté des règles de l’art, de la versification et de la mesure, et on pourrait même ajouter du simple bon sens et de la dignité du langage… ”
Thuillier, Pour une anthologie des auteurs nivernais, p. 139. – Gueneau p. 9 – Les frères Drouillet ont boudé cet auteur dans leur Anthologie.
Qq. rousseurs, cachet de bibliothèque.
BAUDIAU (Jean-Félix.)
Né aux Fèvres, près de Planchez en 1809, ce fils de cultivateur fut élevé par son grand-père, meunier aux Settons. Il fréquenta l’école de Planchez. Remarqué par l’abbé Moret, curé de Corancy qui desservait Planchez, il trouva sa voie dans la religion. Ordonné prêtre en 1833, J. Baudiot (c’est ainsi qu’il orthographia son nom jusqu’en 1853) fut nommé, vicaire de Château-Chinon, puis curé de Montigny-sur-Canne en 1834, curé de Dun-les-Places de 1844 à 1876, puis curé-doyen d’Entrains. Il meurt subitement à Quarré-les-Tombes, le 17 septembre 1880. Lors de la cérémonie funéraire à Dun-les-Places, il y eut tant de fidèles que l’église ne pu les contenir tous. Cet événement fut à l’origine de la construction de la nouvelle église de Dun Voir Henry. Mémoires historiques sur le canton de Quarré-les-Tombes.
C’est à Montigny-sur-Canne, qu’il tenta ses premiers essais historiques. Son œuvre maîtresse, Le Morvand, reste aujourd’hui encore le meilleur ouvrage sur cette région. Lorsqu’il parut en 1854 il connut rapidement un succès qui ne s’est jamais démenti.
Le Morvand, ou essai géographique, topographique et historique sur cette contrée.
Nevers, Fay, 1854 ; 2 volumes in-8, demi-chagrin vert. (Relié vers 1880).
300/400
2 ff., xxviii pp., VIII pp., 408 pp., 1 f., 4 planches et 1 carte dépliante h.-t. – 2 ff., 652 pp., 3 pl. h.-t.
ÉDITION ORIGINALE, la plus rare et la plus illustrée. Cet ouvrage comporte 3 parties : Coup d’œil sur le pays, Histoire générale du Morvand où l’auteur déroule les annales de la contrée depuis les temps les plus reculés jusqu’en 1852 et Description et histoire locale. Une carte du Morvan complète l’ouvrage. Fonds Morlon n°499.
Fente et tache sur le faux titre et le titre du tome I, la carte dépliante est déreliée, qq. rousseurs.
Le Morvand, ou essai géographique, topographique et historique sur cette contrée.
Nevers, Fay, 1865-1867 ; 3 volumes in-8, demi-chagrin vert, dos à nerfs (Reliures de l’époque).
600/700
2 ff., 629(1) pp., 1 f., 1 planche et 1 carte dépliante h.-t.. – 2 ff., 538 pp.,1 f. 2 pl., 1 carte dépliante h.-t. – 2 ff., 638 pp., 1 f., 1 pl. h.-t.
Deuxième édition augmentée.
Fonds Morlon n°499. Ex-libris de la famille du May de Pujol (ex-libris) voir Olivier, pl. 1129.
Histoire d’Entrains depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours.
Nevers, Fay-Vallière, 1879 ; in-4, demi-maroquin brun à coins, dos à nerfs avec caissons et ornements dorés, tête dorée, non rogné, couverture conservée. (Lobstein – Laurenchet).
600/700
VIII pp., XXII pp., 318 pp., 1 f. – 2 plans et dix planches hors-texte.
EDITION ORIGINALE très recherchée de cette monographie. Certaines planches ont été dessinées et gravées à l’eau-forte par Amédée Jullien.
EXEMPLAIRE DE LA PLUS GRANDE RARETE REIMPOSE SUR PAPIER DE FORMAT IN-4. Les exemplaires ordinaires sont de format in-8. Dupont n°192 (exemplaire ordinaire.)
BAUDOT (Auguste.)
Docteur de l’université de Paris, pharmacien de première classe.
Etudes historiques sur la pharmacie en Bourgogne avant 1803.
Paris, A. Maloine, 1905 ; in-8, demi-veau brun marbré, dos à nerfs orné avec caissons et fleurons dor. (Reliure de l’époque).
150/200
3 ff., 547 pp., XVIII planches hors texte.
ÉDITION ORIGINALE. Étude très complète et admirablement documentée sur la pharmacie des temps celtiques, gallo-romains et burgondes, dans la Bourgogne ducale, boutiques, commerce, les gens de métier, les corporations d’apothicaires, l’art de la pharmacie, le développement au dix-huitième siècle, les épiciers, droguistes et charlatans, les empoisonneurs et la réglementation, l’Académie de Dijon, la période de la Révolution, la publicité du remède à la fin du dix-huitième siècle, etc. Bel exemplaire.
BAUDOUIN (Paul-Médéric)
Né à Ligny-le-Châtel en 1814, mort à Avallon en 1890. Architecte résidant à Avallon, membre fondateur de la Société d’Etudes d’Avallon et du Musée historique, on lui doit la construction de plusieurs églises importantes de l’Avallonnais et du Nivernais : Tharoiseau, Montreuillon, l’agrandissement de l’ancienne chapelle Sainte-Marie, devenue église paroissiale, sous la direction de Caristie, et la restauration de l’église Saint-Lazare d’Avallon. Il publia de nombreuses études dans le Bulletin de la Société d’études d’Avallon.
Histoire du Protestantisme et de la Ligue en Bourgogne.
Paris, Maurice Tardieu, 1881 et Librairie de la Société bibliographique, 1884 ; 2 volumes in-8, demi-chagrin brun, dos à nerfs, couvertures. (J. Bornet).
150/200
2 ff., III pp., 511(1) pp. – 1 f., 537 pp.
ÉDITION ORIGINALE. Ouvrage précis sur l’histoire du XVIème siècle en Bourgogne ; chaque volume est terminé des pièces justificatives.
BEZARD (Yvonne).
Une famille bourguignonne au XVIIIème siècle.
Paris, Albin Michel, 1930 ; in-8 cartonnage bradel, papier marbré, couverture et dos conservés. (Laurenchet).
40/50
309 pp., 5 ff. n. ch., 1 tableau généal. dépliant et 16 planches h.-t.
ÉDITION ORIGINALE. A l’aide des archives du château de Gemeaux dans la Côte-d’Or qui appartint à Charles Loppin, avocat général au Parlement de Dijon et cousin du Président des Brosses, l’auteur reconstitue la vie d’une famille de la noblesse de robe. Exemplaire de presse.
ENVOI AUTOGRAPHE DE L’AUTEUR, “ À Eugène Saillard, hommage de l’auteur. ”
BIBLIOGRAPHIE – Réunion de 3 ouvrages in-8 brochés sur la littérature nivernaise.
60/80
GÉRIN (Marius). Carpentier de Marigny poète et prosateur nivernais, étude biographique et littéraire – Avec un texte inédit du “ Pain bénit ”.Nevers, Fortin, Ropiteau, 1920. GÉRIN (Marius). Le problème de la Roussillonade poème nivernais du dix-huitième siècle (texte de Bale) 1756, étude critique et bibliographique. Nevers, Fortin, Boichut, 1923. MIGNON (Maurice). Études de littérature nivernaise. Tixier de Ravisy, Augustin Berthier, Adam Billaut, Cotinon de la Charnaye, Jules Renard.
Gap, Ophrys, 1946.
BILLAUT (Adam).
Adam Billaut voit le jour à Nevers en 1602. Sa jeunesse est mal connue. Il est menuisier et poète. Il est même le premier d’une grande tradition de poètes ouvriers qui se développera surtout au 19ème siècle. Il commence par des vers “ d’atelier ”, une Muse des copeaux qui séduisit princesses et académiciens et deviendra la coqueluche des salons parisiens. Introduit par l’abbé Marolles dans la Bohème des Lettres ce “ Virgile au rabot ” fut surtout un poète courtisan. Il résista aux instances de ses amis qui voulaient l’attirer à Paris avec une pièce fameuse :
Au loin l’ambition et ses folles chimères !
Qu’un autre aille, orgueilleux, dans le palais des rois,
Avec pompe étaler ses hautaines misères ;
Moi, j’aime mieux Nevers et l’ombre de ses bois !
Billaut meurt en 1662.
Les Chevilles de Me Adam Menuisier de Nevers.
Paris, Toussainct Quinet, 1644 ; in-4, plein maroquin rouge, décor doré à la Du Seuil, dos à nerf orné de motifs à froid, dent intér. dor. (Reliure moderne pastiche du XVIIe).
700/800
28 pp. y compris , 4 ff. de pr, 100 pp., 4 ff. de tables, 315 pp.
ÉDITION ORIGINALE. Les 100 pp. qui suivent la préface renferment 62 poésies françaises par 53 auteurs et 7 pièces grecques, latines, italiennes et espagnole à la louange de l’auteur. Sous le titre Approbation du Parnasse, Saint-Amant, Scudéry, Scarron, Corneille… témoignent du succès considérable des Chevilles.
Exemplaire provenant de la bibliothèque du Marquis Du Bourg de Bozas avec son ex-libris représentant le château de Prye et un second ex-libris à son nom– Catal. Vente bibl. du Ch. de Prye, n°170. Reliées en tête et à la fin du volume, une gravure représentant la maison de Billaut et une carte de la Nièvre. De Backer, 755 – Lachèvre pp. 119 et 153
Les Chevilles de Me Adam Menuisier de Nevers. Seconde Edition, augmentée par l’Autheur.
Rouen, Cailloué et Viret, 1654 ; petit in-8, plein maroquin lavallière, encadrement de filets dorés, dos à nerfs orné de caissons dor., dentelle intér. dor., tranches dorées. (Reliure fin XIXe).
300
22 pp., 5 ff., 92 pp., 4 ff., 292 pp.
Cette édition reproduit la disposition de l’édition de 1644, avec une pièce supplémentaire à la fin, l’épître À Mme la Princesse Palatine, sur l’entrée de son mary à Nevers (pp. 283-292) que l’on retrouvera dans le Vilebrequin.
Bel exemplaire provenant de la bibliothèque d’Auguste Menard, Baron de Marsainvilliers, grand collectionneur de poètes anciens (ex-libris et numéro de catalogue manuscrits sur la garde).
Le Vilebrequin de Me Adam Menuisier de Nevers, contenant toutes sortes de poésies gallantes, tant en Sonnets, Épistres, Épigrammes, Élégies…
Paris, G. de Luyne, 1663 ; in-12, veau blond, encadrement fil. dor., dos à nerfs orné de décors dor, dentelles inter. dor., tranches dor. (Petit, succ. de Simier).
500/600
23 ff., 528 pp. (avec mauvaise numérotation, la pagin. saute de 240 à 331), 3 ff. de tables.
ÉDITION ORIGINALE rare, publiée par Berthier de Saincaize. On trouve plus facilement la seconde édition parue chez le même éditeur à la même date sans l’erreur de pagination et en plus petits caractères.
Bel exemplaire provenant de la bibliothèque d’Auguste Menard, Baron de Marsainvilliers, grand collectionneur de poètes anciens (son ex-libris et numéro de catalogue manuscrits sur la garde). Petite épidermure à un mors inférieur.
Œuvres de Maitre Adam Billaut, menuisier de Nevers ; Édition soigneusement revue d’après celle originale de 1644… précédée d’une notice historique sur cet homme extraordinaire, par N. L. Pissot.
Paris, Hubert et Cie, 1806 ; in-12, demi-basane fauve mouchetée, dos orné. (Reliure de l’époque).
100/150
xli pp. (y compris titre et portrait), 1 f., 324 pp.
Belle édition, précédée d’une notice par Pissot, d’un avant-propos par M. de Saint-Laurent et d’un portrait gravé par Bovinet. Le poète menuisier revint à la mode sous l’Empire. Ce livre paraît alors que se monte à Paris la comédie de Moreau Les Chevilles de Maitre Adam (1805), qui fait suite à une autre comédie à succès, Maitre Adam, Menuisier de Nevers (1795).
Bel exemplaire. Morlon n°69
Poésies de Maître Adam Billaut, menuisier de Nevers, précédées d’une notice biographique et littéraire par M.-F. Denis…
Nevers, Pinet, 1842 ; grand in-8, demi-chagrin brun, dos orné d’un décor romantique dor. et à froid, non rogné. (Relié vers 1890)
120/150
1 f., viii pp., 1 f., XV pp., 2 ff., 615 pp., 1 f., 10 planches h.-t. – Appendice : 2 ff., 56 pp.
EDITION COLLECTIVE COMPLÈTE. Cette belle publication romantique neversoise est très rare. Elle est ornée de 10 planches hors-texte lithographiées sur chine : 8 portraits par Achille Devéria et E. Lassalle et 2 vues du Nivernais de Paul Bourgeois. Nombreux ornements typographiques, culs de lampes et bandeaux gravés sur bois.
Exemplaire bien complet du très rare supplément où l’on trouve des textes écartés volontairement du volume au moment de la publication : “ ces pièces, sans avoir aucun caractère cynique ou érotique n’ont pu trouver une place dans le volume principal, limité à 600 pages ”, dit l’avis en tête.
Maître Adam, menuisier de Nevers. Comédie en un acte, en prose, mêlée de vaudevilles par les CC. Christian-le-Prévot et Philipon représentée, pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre de Vaudeville, le 29 prairial An 3.
A Paris, chez les libraires au Théâtre du Vaudeville, au Théâtre rue Martin, à l’Imprimerie rue des Droits de l’Homme. An IV (1796) ; in-8, couverture bleue de l’époque, non rogné. (État de parution).
60/80
44 pp.
ÉDITION ORIGINALE. Vaudeville mettant en scène Billaut, sa fille, son apprenti, le poète pâtissier-poète Ragueneau et le poète Maynard. Quérard VII p.126 – Cioranesco n°49767 – Biographie Universelle t. 34, p.60
Maître Adam Billault menuisier à Nevers. Les chevilles, le claquet de la fronde, le Vilebrequin. Textes choisis précédés d’un essai biographique et littéraire par Marius Gerin.
Nevers, Ropiteau, 1919 ; petit in-8 broché, couv. imprimée.
20/30
3 ff., VI pp., 141 pp., 1 f.
Intéressante notice biographique et littéraire de Gérin.
BLIN (Émile)
Imprimeur né à Château-Chinon en 1865, il dirigea presque toute sa vie le Journal du Morvan et fit paraître, sous le nom de Jean Coulas, toutes sortes d’articles et textes en patois. Émile Blin est mort le 8 janvier 1953.
Le Morvan. Mœurs, Coutumes, Langage, Historiettes, Légendes, Croyances populaires, Topographie, Histoire, Monuments. Guide du touriste.
Château-Chinon, Blin, 1902 ; in-8, demi-chagrin fauve à coins, dos à nerfs orné, couverture illustrée en couleurs conservée. (Reliure moderne).
200/300
312 pp., 50 illustrations hors-texte (carte du Morvan, carte des voies romaines, photographies et gravures), nombreuses illustrations dans le texte.
ÉDITION ORIGINALE. La flore et la faune, le climat, les montagnes et les cours d’eau, l’histoire générale, sont d’abord l’objet d’un exposé rapide. Après des notions sur le commerce, l’industrie, etc. l’auteur nous parle du Morvandeau, il le montre dans son habitation, son costume, ses usages, donne les légendes et les facéties du parler local. Vient ensuite la description des sites pittoresques, châteaux et églises des cantons de Château-Chinon, Châtillon-en-Bazois, Luzy, Montsauche, Moulins-Engilbert, Saint-Honoré-les-Bains. Le volume est accompagné d’une carte du Morvan et illustré de planches en similigravure.
BOGROS (Edmond.)
Né à Château-Chinon en 1820, E. Bogros était fils d’une ouvrière, Françoise Duvoucoux et de Michel Bogros, employé aux contributions indirectes. Après des études de médecine à Paris, il revint exercer dans sa ville natale en 1848. Son dévouement lui valut le surnom de médecin des pauvres. L’administration lui confia de nombreuses fonctions, médecin des prisons, du bureau de bienfaisance, directeur de la Caisse d’épargne, bibliothécaire de la ville, conservateur du Musée, conseiller, puis deuxième adjoint. Il fut nommé maire après la révocation de J.-F. Gudin du Pavillon, fonction qu’il occupa jusqu’en 1878. Le docteur F. Bogros, mort à Paris en 1888 fut enterré à Château-Chinon.
A travers le Morvand. Mœurs, types, scènes et paysages.
Château-Chinon, Dudragne-Bordet, 1873 ; in-8, demi-chagrin vert, dos à nerfs, non rogné, couverture et dos conservés. (Laurenchet.)
180/200
4 ff. n. ch., 236 pp., 1 planche hors-texte (chanson en morvandiau.)
ÉDITION ORIGINALE devenue très rare. Après avoir esquissé la géologie, la géographie et l’histoire du Morvan, l’auteur parle de ses habitants et des traditions qui accompagnaient les événements de la vie, mariages, fêtes, chants et danses, croyances, légendes, superstitions…
Qq. rousseurs. Exemplaire finement relié.
A travers le Morvan. Mœurs, types, scènes et paysages. Deuxième édition.
Château-Chinon, Dudragne-Bordet, 1883 ; in-8, demi-chagrin brun, dos à nerfs et fleurons dorés, non rogné, couverture conservé. (Lobstein-Laurenchet.)
120/150
5 ff. n.ch., 294 pp. 2 pl. h.-t. (chanson et carte.)
SECONDE ÉDITION AUGMENTÉE. Papier restauré sur plusieurs feuillets, certains ff. brunis, bien relié.
BOLOTTE (Docteur Marcel).
Membre de l’Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Dijon, auteur de livres de médecine et d’histoire de la médecine en Bourgogne.
Les hôpitaux et l’Assistance dans la province de Bourgogne au dernier siècle de l’Ancien Régime.
Dijon, Association Bourguignonne des Sociétés Savantes, 1968 ; in-8 broché, couverture illustrée.
40/50
XVIII pp., 347 pp., 1 f. n. ch.
ÉDITION ORIGINALE de cet ouvrage tiré à 600 exemplaires.
BOUHIER (Jean).
Né à Dijon le 16 mars 1673, il devient Président à mortier au Parlement de Dijon en 1704. Bouhier s’est illustré dans tous les genres : jurisprudence, traductions latines, dissertations théologiques, travaux historiques et archéologiques. Collaborateur du Mercure de France et du Journal de Trévoux, correspondant avec les écrivains et savants de son temps, Bouhier est élu à l’Académie française en 1727 mais renonce à cette charge, car il ne voulait pas s’installer à Paris. Il décède le 17 mars 1746.
Les Coutumes du Duché de Bourgogne. Avec les anciennes Coutumes tant Générales, que Locales, de la même province, non encore imprimé et les observations de Monsieur Bouhier.
Dijon, Arnauld, Jean-Baptiste Augé et Pierre de Saint, 1742-1746 ; 2 volumes in-folio plein veau fauve marbré, dos à nerfs ornés de caissons dorés. (Reliure de l’époque).
700/800
1 f., 8 pp., XXVIII pp., 1 f., 902 pp., 1 f. – 2 ff., 704 pp.
Seconde édition rare. Précieux exemplaire annoté dans les marges par l’avocat Vitte. Joint un brouillon de lettre de ce dernier datée de Louans, 1765 ainsi qu’une note juridique et une lettre signé Decandal, datée de Saint-Amour 1764. Sur le titre du 1er tome, ex-dono manuscrit : Monsieur Bouhier auteur de ce livre en a fait présent à l’avocat Vitte de Louhans le 29 9bre 1742. Le tome II, qui est posthume fut offert au même par le gendre de l’auteur, il porte sur le titre l’ex-dono suivant : Mr le Président Chartaire de Bourbonne gendre de l’auteur de ce livre en a fait présent à l’avocat Vitte de Louans le 2 mars 1747. – Gouron et Terrin, p. 78.
Bel exemplaire.
[BOUHIER] – RONSIN (Albert). La bibliothèque Bouhier, histoire d’une collection formée du XVIe au XVIIIe siècle par une famille de magistrats bourguignons.
Dijon, Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres, 1971 ; in-8, demi-basane rouge, dos à nerfs orné. (Reliure de l’époque).
30/40
256 pp., 4 planches et 1 tableau généalogique dépliant hors-texte.
ÉDITION ORIGINALE. Albert Ronsin était conservateur de la bibliothèque de Saint-Dié. André Vernet de l’école des Chartes et Raymond Etaix, bibliothécaire des Facultés catholiques de Lyon et auteur d’un catalogue de la bibliothèque Bouhier ont collaboré à ce livre. Plutôt que de présenter un simple inventaire, cet ouvrage étudie l’histoire de la bibliothèque Bouhier aux différentes époques, les modes d’acquisition et le rayonnement de cette collection en Bourgogne et Champagne.
BOUYS (Théodore).
Théodore Bouys naquit à Nevers en 1751 et fut Président de l’Election de Nevers jusqu’en 1789. En 1781, il traça la méridienne dans la cathédrale de Nevers. A partir de 1800 il enseigna les mathématiques à l’Ecole Centrale de sa ville. C’était un esprit ouvert à toutes les questions historiques, sociales, économiques, mystiques et occultes. Il mourut en 1810.
Nouvelles considérations puisées dans la clairvoyance instinctive de l’homme, sur les oracles, les sibylles et les prophètes, et particulièrement sur Nostradamus…
Paris, Desenne et Debray, 1806 ; in-8, broché, couverture muette rose, entièrement non rogné. (Etat de parution).
120/150
XXVIII pp., 1f. errata, 404 pp.
OUVRAGE D’UNE EXTRÊME RARETÉ. C’est un des livres les plus curieux de l’époque sur les phénomènes et procédés de clairvoyance. Y sont analysés diverses prédictions anciennes, surtout celles de Nostradamus : la mort de Charles Ier d’Angleterre, celle du duc de Montmorency, la persécution contre l’église en 1792, l’avènement de Napoléon, la longueur de son règne, la paix en Europe, l’éventuelle conquête de l’Angleterre par Napoléon, etc. Considérations sur les oracles, les pressentiments, le somnambulisme, le magnétisme, objections, réponses… Caillet 1594 dit très rare – Manque à la Bibliotheca Esoterica – Cat. Guaïta 107 ( autre édition). Très bel exemplaire à l’état de parution.
BRIFFAUT (Pierre).
Né à Imphy le 11 septembre 1853. Ingénieur, entrepreneur de travaux publics.
Les usages forestiers d’Imphy suivis de quelques notes sur Imphy et d’un aperçu comparatif de la propriété forestière avec la propriété agricole.
Paris, 1897 ; in-12, demi-chagrin rouge, dos à nerfs, couverture conservée. (Reliure de l’époque).
80/100
2 ff., 139 pp., 1 f. de table
ÉDITION ORIGINALE de cet ouvrage rare sur les usages, coutumes, droits de chasse, le rôle de la sidérurgie sur la forêt nivernaise, etc.
BROC DE SEGANGE (Georges-François-Louis du).
Né à Moulins le 14 avril 1808, il entra à Saint-Cyr en 1826. Sous-lieutenant, puis lieutenant en 1832, Georges-François-Louis du Broc de Segange démissionna en 1838 pour s’occuper d’archéologie et d’histoire. Conseiller de Préfecture en 1852, puis secrétaire général de la Nièvre en 1853, il est mort à Moulins le 30 avril 1885.
La Faïence, les Faïenciers et les Emailleurs de Nevers.
Nevers, Société nivernaise, 1863 ; in-4, demi-chagrin brun à coins,dos orné. (Reliure de l’époque).
600/700
2 ff., 303 pp., 21 planches hors-texte, la plupart en couleurs.
ÉDITION ORIGINALE rare et recherchée de ce livre sur les faïences nivernaises, leur fabrication, leur décoration, les différentes époques, et qui contient des notes sur les manufacturiers, les artistes et les ouvriers, les émaux à la lampe. Belle typographie de Fay, bien illustré. Catal. Grangier de la Marinière, n°1863.
EXEMPLAIRE truffé de coupures de presse concernant les faïences. Rousseurs et quelques annotations au crayon dans les marges.
BULLIOT (Jacques-Gabriel).
Né à Autun en 1817, J-G. Bulliot, fils de tonnelier, continue l’entreprise familiale et devient marchand de vin tout en s’occupant d’archéologie. Il consacra le plus clair de son temps à la Société Eduenne, dont il fut le Président. De 1867 à 1895, il entreprit des recherches sur le mont Beuvray qui confirmèrent l’opinion générale que cette montagne était bien l’ancienne Bibracte, capitale des Eduens au temps de Jules César. L’âge ne lui permettant plus d’entreprendre un ouvrage méthodique, il regroupa en 1899 ses études dans un ouvrage tiré à très petit nombre. Il meurt en 1902.
François-Eugène de Fontenay Notice biographique, Notice nécrologique par l’abbé Joseph Lémann.
Autun, Dejussieu, 1886 ; in-8 broché, couverture imprimée.
30/40
1 f., 103 pp. 1 portrait et 1 planche hors-texte.
ÉDITION ORIGINALE très rare, tirée à petit nombre sur beau papier vergé, toutes les pages sont dans un bel encadrement de filets rouges. Eugène de Fontenay, né à Autun en 1810, fut directeur de la cristallerie de Baccarat.
ENVOI autographe signé Froissart de Boissia de Fontenay à Alexis Dérolle.
Fouilles du Mont Beuvray de 1867 à 1895.
Autun, Dejussieu, 1899 et Saint-Etienne, Société de l’Imprimerie Théolier, 1899 ; 2 volumes grand in-8 et un volume in-4, demi-chagrin olive, dos à nerfs, têtes dorées, non rognés, couvertures des deux volumes de texte conservées. (Reliures de l’époque).
600/800
22 pp., lvi pp., 514 pp., 1 f. de table, 5 pl. en noir, 2 pl. en coul., 7 pl. dépliantes en noir hors-texte. – 1 f., 253 pp., (1 p.), 7 pl. en noir, 5 pl. en couleurs et 3 pl dépliantes hors-texte – VII pp., 59 ff. montrant 61 planches, 1 carte dépliante.
ÉDITION ORIGINALE. Ouvrage extrêmement rare, surtout complet de toutes les parties et planches comme c’est le cas ici. L’avis du premier vol. précise que c’est un tirage à part en nombre restreint d’exemplaires de tout ce que l’auteur a écrit sur le Beuvray depuis 32 ans dans les Mémoires de la Société éduenne. Ce livre important marque les débuts de l’archéologie gauloise, un domaine très peu connu à l’époque. Le tome I est consacré à la topographie du site, l’origine des fouilles, leur description ; le t. II, traite de l’art de l’émaillerie, la foire de Bibracte, la Dea Bibracte, les loges de fondeurs de bronze, les ex-votos et les voies du Beuvray ; le tome III est un atlas montrant les objets découverts et une carte dépliante du site.
CABET (Etienne).
Utopiste, fils d’un artisan dijonnais, Cabet publie Le voyage en Icarie en 1840 et fonde des communautés communistes aux États Unis. De nombreux pionniers furent recrutés en Europe pour participer à ce “ communisme expérimental ”. Des communautés icariennes existèrent ainsi au Texas, dans l’Illinois et dans l’Iowa durant toute la seconde moitié du XIXe siècle. Cette expérience prit fin en 1898 victime de conflits internes et de la grande pauvreté de ses membres.
PORTRAIT d’ETIENNE CABET. Dessin original à la mine de plomb, non signé.
(Vers 1840) ; (16 x 21 cm.)
800/1000
Beau portrait anonyme portant la mention : “ Cabet (l’Icarien) ”. Ce portrait provient d’un album du XIXe s. qui contient de nombreux dessins d’Ernest BRETON (1812-1875) un dessinateur parisien qui habitait rue Richer et qui fut l’élève de Régnier, Watelet et Champin. Le portrait de Cabet est peut-être de sa main.
CABET – [OLINET (Frédéric).] (Sous le pseudonyme de JOB.) Socialisme. Voyage d’un Autunois en Icarie à la suite de Cabet.
Autun, impr. de Dejussieu, 1898 ; in-12, cartonnage bradel papier marbré, couv. (Laurenchet).
100/150
180 pp.
ÉDITION ORIGINALE rare de ce témoignage d’un membre des communautés d’Icarie. Ce livre est le récit amer d’un ancien adepte Autunois. Prudhommeaux pp. 246, 251-256, 305, 307…
CAILLOT (Joseph).
Avocat à la Cour d’Appel.
De l’acquisition des fruits par le possesseur en droit romain. – La coutume de Nivernais étudiée dans ses différences avec le droit coutumier en droit français.
Paris, Imprimerie de Charles Noblet, 1887 ; in-8, demi-vélin, couverture. (Reliure de l’époque).
80/100
2 ff., 268 pp.
ÉDITION ORIGINALE RARE de cette thèse de Doctorat soutenue le 28 avril 1887.
DOUBLE ENVOI DE L’AUTEUR, l’un “ A Monsieur A. Thibaudier, mon compatriote et ami, souvenir affectueux ”, l’autre “ À Charles Manet qu’a recueilli cet enfant perdu après 43 ans de vagabondages ” daté de 1931.
Ex-libris sur la garde et super-libris sur le plat DU CHATEAU DE THEIX (Puy-de-Dôme).
CARPENTIER DE MARIGNY (Jacques).
Né en 1615 au château de Marigny, paroisse de Jaugenay, fils du seigneur du village ou, selon d’Aubery, d’un marchand de fer. Homme cultivé, Marigny voyage beaucoup, notamment en Italie, en Allemagne, en Suède, et en Angleterre. Il adopte l’état ecclésiastique qui convenait fort peu à ses goûts mondains mais lui permet d’obtenir quelques bénéfices et de vivre en épicurien. Ami d’Adam Billaut, débauché et plein d’esprit, sa vie fut parfois dangereuse. Prieur de Sessy-les-Bois, Saint-Malo, Coche et Vielmanay, dévoué au cardinal de Retz, il est mêlé à toutes les intrigues de la Fronde. Marigny a donné de nombreuses Mazarinades. Il meurt à Paris, en 1670.
Le Pain bénit de Monsieur l’abbé de Marigny.
S.l., 1673 ; in-12, demi-veau fauve marbré, dos à nerfs orné de fleurons dorés (Reliure du XIXè siècle).
150/200
23 pages.
EDITION ORIGINALE, TOISIÈME TIRAGE.
Cette satire dirigée contre le clergé de l’église Saint-Paul de Paris, les marguilliers et les principaux fidèles de la Fabrique, lui valut quelques coups de canne. Brunet, n°14204.
Coiffes abîmées.
Lettres inédites de l’abbé de Marigny à Pierre Lenet durant la Fronde.
Paris, Imprimerie Wittersheim, 1855 ; in-8, demi-chagrin brun, dos orné, tête dorée, non rogné. (Relié vers 1890.)
100/150
160 pages
ÉDITION ORIGINALE. Éloigné de Bordeaux, après avoir été attaché à la fortune du Prince de Conti qui dirigeait alors dans cette ville les affaires de la seconde Fronde, Marigny était revenu à Paris. Lettres envoyées de Paris à Bordeaux, pour informer Pierre Lenet des événements de la Fronde. Hubert Carrier, Les Mazarinades II, p. 443 – Tuillier XVIIè, p. 37.
UN DES RARES EXEMPLAIRES sur grand papier vergé.
CATALOGUE de livres anciens et modernes, rares ou curieux contenant principalement la Bourgogne, provenant de la bibliothèque d’un amateur dont la vente aura lieu du lundi 4 mai au vendredi 15 mai 1885.
Paris, Antonin Chossonnerie, 1885 ; in-8, demi-basane rouge, dos à nerfs, couverture conservée. (Reliure moderne).
40/50
2 ff., 228 pp.
Document bibliographique de 1786 numéros comprenant les divisions suivantes : théologie, jurisprudence, sciences et arts, ouvrages à figures, belles-lettres, histoire, bibliographie, Bourgogne, auteurs bourguignons, ouvrages de Gabriel Peignot.
Annotations et ratures au crayon de couleur.
CHABEUF (Henri).
Natif de Dijon en 1836, Chabeuf fait carrière comme conseiller de préfecture avant d’être nommé président de l’Académie de Dijon et de la Commission des antiquités de la Côte-d’Or.
Dijon à travers les âges. Histoire et description.
Dijon, Damidot Frères, 1897 ; in-8 cartonnage bradel demi-percaline brune. (Reliure de l’époque).
100/120
214 pp., 1 f. n. ch., 1 planche en couleurs hors-texte montrant les armes et drapeaux de la ville, 85 ill. photographiques en noir in-texte.
ÉDITION ORIGINALE. Après un chapitre sur l’histoire de la ville depuis l’époque gallo-romaine, l’auteur décrit les monuments religieux, l’Hôtel de ville et le Palais de Justice, l’hôpital et le collège, les promenades et le théâtre, les maisons historiques, Dijon contemporain. Lorenz 14, p. 388.
CHARDON (Olivier Jacques).
Né à Auxerre en 1762, Olivier Chardon est mort dans cette ville en 1846. Avocat au Parlement et au barreau d’Auxerre, il devint en 1820 Président du Tribunal civil d’Auxerre.
Histoire de la ville d’Auxerre, jusqu’aux Etats-Généraux de 1789.
Auxerre, Gallot-Fournier, 1834-1835 ; 2 volumes in-8 plein chagrin rouge, dos à nerfs, couvertures conservées, non rognés. (Reliures modernes).
500/600
2 ff., lxxiv pp., 1 f., 406 pp. – 2 ff., ii pp., 1 f., 627 pp.
EDITION ORIGINALE de cet ouvrage essentiel sur l’histoire d’Auxerre, complément indispensable aux Mémoires de l’abbé Lebeuf.
Brunet n°24556. – Quantin et Molard, II, p. 139
Joint : 6 lettres autographes de savants adressées à M. Chardon et concernant cet ouvrage, Joseph BARD, Mgr L’ARCHEVEQUE DE SENS, BARDOT, etc. Et 6 pages autographes manuscrites probablement de la main de Chardon intitulées supplément à l’histoire d’Auxerre et dessins sur 1 f. de papier-calque montrant divers monuments.
CHARLES (Gabriel.)
Journaliste et militaire nivernais né à Saint-Sulpice en 1877, Gabriel Charles collabora au Petit Nivernais puis au Journal de la Nièvre. Il est l’auteur d’un recueil de poèmes. Durant la première guerre mondiale il servit au Maroc, aux Dardanelles. De retour dans la Nièvre, il reprit son travail de journaliste. Il mourut à Nevers en 1931.
[Sous le nom d’Antonin Charles]. Les Roses du Morvan.
Nevers, Vallière, 1908 ; in-12 broché, couverture imprimée.
60/70
94 pp.
ÉDITION ORIGINALE de ce recueil que Raoul Toscan dit “ plein de fantômes féminins, de paysages mélancoliques, de feuilles d’automne, d’espoirs entrevus, de visions effacées. ” Drouillet II, p.83. le qualifie d’ “ âme d’élite, vrai poète. ”
ENVOI AUTOGRAPHE de l’auteur “ à Madame Marcelle Florot en souvenir de l’heure exquise passée dans l’atelier de la rue Leclerc. ” Sans doute s’agit-il de la femme du peintre Gustave Florot (1885-1965.)
CHAUME (Maurice).
Né en 1888, mort en 1946, le chanoine Chaume était directeur du grand Séminaire de Dijon.
Les origines du duché de Bourgogne.
Dijon, Jobert (et Rebourseau), 1925-1937 ; 4 volumes in-8, demi-chagrin vert, dos à nerfs ornés de fleurons dor., couvertures conservées. (Laurenchet).
900
XXXIX pp., 600 pp., 20 cartes dont 2 dépliantes h.-t. – XVI pp., 382 pp., 1 f., 32 cartes dont 2 dépliantes h.-t. – XV pp., pp. 383 à 816, 1 f., 10 cartes dép. h.-t. – XV pp., pp. 817 à 1249, 1 f., 30 cartes.
ÉDITION ORIGINALE fort rare. L’auteur tente d’éclairer d’un jour nouveau l’origine et l’histoire des grandes maisons féodales et du haut Moyen-Âge. L’ouvrage comporte deux parties : Histoire politique et Géographie historique. Une troisième partie devait paraître, mais le travail resta inachevé du fait de la mort de l’auteur. Les différents volumes furent tirés à 475 et 550 exemplaires. Saffroy II, 18799.
Bel exemplaire bien établi.
CHAVENTON (abbé Félix.)
Né à Corancy en 1849, Félix Chaventon fut ordonné prêtre le 19 décembre 1874. Nommé la même année vicaire de St. Etienne de Nevers, il est, en 1876 professeur à l’Institution St. Cyr ; trois ans plus tard, en 1879, il s’installe comme curé à Blismes. En 1917, devenu neurasthénique, il se retira au Dorat (Haute-Vienne) dans une maison de repos où il mourut le 12 février 1921.
En Morvand. Poésies.
Nevers, Louis Cloix, 1898 ; in-8, demi-chagrin bronze, dos à nerfs orné de fleurons dorés, non rogné. (Loebstein-Laurenchet.)
80/100
194 pp., 1 f.(errata).
ÉDITION ORIGINALE rare du premier recueil de l’auteur. Il a été vendu “ pour la reconstruction d’une église dans une paroisse absolument pauvre ”. Il s’agit de Blismes. Ce recueil chante les paysages du Morvan, les forêts, certains sites (Faubouloin, Corancy, le moulin Deslas) ainsi que les gens de la région.
Quelques taches et brunissures sur certains feuillets. Plusieurs feuillets intervertis. Exemplaire très bien relié.
Drouillet, p. 137.
A ceux qui pleurent. Poésies.
Nevers, Louis Cloix, 1900 ; in-8, cartonnage bradel papier marbré, couv. (Laurenchet.)
60/80
88 pp.
ÉDITION ORIGINALE. Ce second recueil de l’auteur, également destiné à recueillir des fonds pour l’église de Blismes, est composé de poèmes sur la souffrance et la miséricorde de Dieu. “ Respectueux hommage ” manuscrit par l’auteur. Exemplaire très bien relié.
Drouillet, p. 137.
Un coin du Morvan - Autour de Château-Chinon – Simples esquisses.
Nevers, L. Cloix, 1901 ; in-8, demi-chagrin brun, titre dor. au dos, couv. (Laurenchet)
150/200
81 pp.
ÉDITION EN PARTIE ORIGINALE. Ce troisième recueil chante le bâti morvandiau en trois parties : Nos sanctuaires, où chaque poème célèbre une église, un calvaire ou une chapelle, Nos châteaux, évoquant ceux de Quincize, Argoulais, Mouasse, Solière, etc. mais aussi un dolmen et l’aqueduc de Montreuillon. La troisième partie enfin, Nos chaumières, renoue avec les évocations bucoliques de En Morvand. D’ailleurs, certains poèmes de cette partie avaient déjà paru dans ce précédent recueil. Chaque poème est dédié à une personnalité de la région.
Ce recueil est inconnu des frères Drouillet.
ENVOI AUTOGRAPHE de l’auteur “ à Mr. l’abbé H. Fauconnier, très affectueux hommage.”
Bel exemplaire.
CHAZELLE (Henry.)
Journaliste et imprimeur à Dole.
Le Creusot. Histoire générale.
Dôle, Imprimerie Henri Chazelle, 1936 ; in-8, chagrin rouge, 1er plat frappé des armes de la ville en rouge, noir, or et argent, dos orné de deux losanges noirs à fleurons et d’un motif noir, vert et ocre, représentant un toit d’usine et des cheminées fumantes, pièce de titre noire, tête rouge, couverture conservée. (Reliure de l’époque).
100/150
3 ff., 373 pp., (1) p., 1 f., XLVII planches photographiques hors-texte, nombreuses gravures in-texte de R. Guyon.
ÉDITION ORIGINALE de cet ouvrage réalisé avec la collaboration de l’instituteur creusotin Pierre Marchand et préfacé par le Dr. Petit. I – l’histoire, la mine, l’usine, le Canal du Centre, cristallerie, dentelle. – II. La ville, les services, les écoles, les églises, les œuvres sociales, les rues. – III. Folklore, biographies, environs du Creusot. Cet ouvrage ne fut tiré qu’à 79 exemplaires.
Exemplaire provenant de la Bibliothèque du GÉNÉRAL KOENIG, résistant et homme politique (ex-libris).
CHEREST (Aimé).
Né à Auxerre en 1826, mort du choléra à Paris en 1885. Aimé Cherest, avocat au barreau d’Auxerre, conseiller général du canton de Bléneau, vice président de la Société des sciences historiques et naturelles de l’Yonne, organisa le Musée d’Auxerre dont il fut le conservateur.
Usages locaux suivis comme loi dans le département de l’Yonne.
Auxerre, Gallot, 1861 ; in-8, demi-basane rouge, dos à nerfs. (Reliure de l’époque).
80/100
VII pp., 323 pp.
ÉDITION ORIGINALE de cet “ ouvrage devenu rare, apprécié des juristes ” selon Camille Dugenne p.266 –
Mouillure pâle à la marge supérieure.
Vezelay. Etude historique.
Auxerre, Imprimerie Perriquet et Rouillé, 1863 -1868 ; 3 volumes in-8, demi-chagrin fauve, fil. à froid, dos ornés à la cathédrale dor. et à froid, têtes dorées, non rognés, couvertures. (Reliés vers 1890.)
600/700
2 ff., 364 pp., 1 f. – 2 ff., 420 pp. – 2 ff., 312 pp.
EDITION ORIGINALE de cette étude qui en 1869 obtint à l’unanimité le prix décerné au concours d’histoire par l’Académie de Dijon. Les tomes II et III sont imprimés sur grand papier vergé.
Bel Exemplaire.
L’Archiprêtre. Épisodes de la guerre de cent ans au XIVe siècle.
Paris, A. Claudin, 1879 ; in-8, demi-basane verte, premier plat de la couverture conservé. (Reliure de l’époque).
100
2 ff., iv pp., 410 pp., 2 ff. n. ch.
ÉDITION ORIGINALE. Vie et exploits, en Bourgogne et Nivernais, de Arnaud de Cervole, aventurier connu sous le nom de l’Archiprêtre, durant la guerre de cent ans. Ce redoutable brigand dévasta la Provence, le Dauphiné et la Bourgogne avant de devenir lieutenant général dans le Berry et le Nivernais.
CLAS (Fernand.)
Né à Leugny en 1868. Étudie le droit et entre comme clerc dans l’étude de Maître Poirson à Paris. Pendant cette période il fraye avec les écrivains et les chansonniers. Avec truculence, et dans un style simple, il décrit les moeurs paysannes dans des chansons et des contes en patois. Ce parisien restera toujours poyaudin et gardera sa vigne de Leugny jusqu’en 1919. Il boit son dernier pouilly fumé à Paris en mai 1935.
Poésies auxerroises et chansons vigneronnes.
Auxerre, Mme Tridon-Gallot, éditeur, 1927 ; in-12, demi-basane rouge, dos à nerfs orné, couverture et dos conservés. (Reliure de l’époque.)
80/100
138 pp
EDITION ORIGINALE de cette anthologie constituée par Clas, avec des pièces de Jehan Régnier, Pierre Grognet, Roger de Collerye, Jean Pinard, Pierre Bailly, Jules Jouy, Fernand Clas lui-même et des Chansons vigneronnes. Préface de Fernand Clas. Tiré à 615 exemplaires, celui-ci est un des 500 sur Chesterfield.
CLAUDE (Victor).
Né à Evreux en 1819, mort à Auxerre en 1893, Victor Claude, vérificateur des Poids et Mesures d’Auxerre, conseiller municipal, est l’auteur de poésies bourguignonnes sous le nom de Un Bourguignon salé : sonnets, contes en vers, fables, boutades, naïvetés, épices.
Les Grappillons. Contes en vers, sonnets, épigrammes, fables, boutades, naïvetés, épices, etc. Par un Bourguignon salé.
Paris, Arnaud et Labat, 1879 ; in-12, demi-chagrin brun, dos à nerfs, couverture illustrée conservée. (Reliure de l’époque).
150/200
4 ff. (titre et frontispice, eau-forte de Lalauze), VII pp., 216 pp., 1 f.
ÉDITION ORIGINALE de ce beau recueil de poèmes qui ne fut tiré qu’à 530 exemplaires. L’auteur est peint dans la préface “ ventre à table, sablant le petit clairet de nos côtes, dégustant finement les bons vins, découpant avec maestria les volailles grasses nourries de marrons, avec des lueurs éclatantes de gaieté rabelaisienne. ” De nombreuses pièces concernent la table et la bouteille : L’Ivrogne et le Cadi, La confession de l’ivrogne, Le Cosaque et le vigneron, Le potiron, Le haricot, la pomme, A mon ami viticulteur, etc.
Toutes les pages sont agrémentées de vignettes typographiques, de pampres de vigne, grappes et autres attributs bachiques. Oberlé, Fastes, n°1053.
UN DES 15 EXEMPLAIRES SUR CHINE.
Les derniers grappillons. Contes en vers, sonnets, épigrammes, fables, boutades, naïvetés, épices, etc. Par un Bourguignon salé.
Auxerre, Editions Albert Lanier, 1891. In-12 broché.
60/80
4 ff. n. ch., VI pp., 2 ff. n. ch., 167 pp.
EDITION ORIGINALE. Beau frontispice gravé à l’eau forte par A. LALAUZE. Toutes les pages sont agrémentées de vignettes typographiques de pampres de vignes, grappes et autres attributs bachiques.
La préface signée F. Molard est une véritable profession de foi bourguignonne. De nombreuses pièces concernent la table et le vin : Sur la gastronomie, Sans cérémonie, Les vins de l’Auxerrois, Propos d’ivrogne, Toast au Stand auxerrois, excuse de l’ivrogne, Grandgousier au pressoir.
Ce rare volume est inconnu des bibliographies spécialisées et manque aux grandes collections.
Dos fendu, premier plat de couverture en partie détaché avec léger manque.
COLLIN (Dr. Henry.)
Médecin consultant à St.-Honoré-les-Bains, Henry Collin était fils du docteur Eugène Colin médecin inspecteur de cet établissement thermal.
Saint-Honoré-les-Bains (Nièvre) Eaux thermales, sulfureuses, sodiques et arsenicales.
Paris, Henri Jouve, 1886 ; in-12 cartonnage orné d’éditeur.
50/60
VII pp., 206 pp.
ÉDITION ORIGINALE de ce livre qui donne les caractères généraux et historiques de cette station thermale suivie d’une étude chimique et médicale des sources de St.-Honoré-les-Bains.
ENVOI AUTOGRAPHE DE L’AUTEUR. Bel exemplaire frais.
CONSTANTIN-WEYER (Maurice Constantin dit Weyer).
Né à Bourbonne-les-Bains (Haute-Marne) en 1881, mort à Paris en 1964. Ses études terminées, il part pour le Canada en 1902. Tour à tour fermier, cow-boy, bûcheron, trappeur, marchand de chevaux et de fourrures et journaliste, il incarne le parfait aventurier. Rentré en France en 1914, il se distingue en Champagne, à Verdun, en Macédoine et revient de guerre avec de nombreuses blessures. Après guerre, il se consacre au journalisme en province, à Nevers et à Poitiers. Le Prix Goncourt lui fut attribué en 1928 pour Un Homme se penche sur son passé
Morvan.
Paris, Rieder, 1929 ; in-12, demi-chagrin noir, dos à nerfs orné de fleurons dorés, non rogné, couverture et dos. (Lobstein-Laurenchet).
60/80
218 pp., 3 ff.
EDITION ORIGINALE. L’auteur analyse les liens qui l’unissent au passé de cet îlot celtique, le granit, les forêts, les landes, les eaux de la Cure ou des Settons semblables par bien des points à la Bretagne ou à l’Ecosse ; Château-Chinon, Avallon, Semur, Dun-les-Places, Clamecy, Autun, Vézelay. Il jette ensuite un coup d’œil sur le Nivernais et sa capitale, où il vécut quatre ans la vie de journaliste avant de goûter au Far-West canadien. Un agréable recueil d’impressions de nature, d’art et d’histoire. Catal. Y. Dupont, n°30.
Exemplaire très bien relié, quelques rousseurs.
P. C. de compagnie.
Paris, Les éditions Rieder, 1930 ; in-12 broché.
20/25
231 pp., (1) p.
EDITION ORIGINALE de ce récit des démêlés de l’auteur avec le général Sarrail, sur le front de Salonique.
Un des 700 sur Tour Clermont Vincent Montgolfier azur.
COQUILLE (Guy).
Seigneur de Romenay et de Beaudeduit, fils d’un grenetier au grenier à sel de Decize et de Jeanne Bourgoing, fille du lieutenant-général au baillage de Saint-Pierre-le-Moutier, Guy Coquille (en latin Conchylius) est né à Decize en 1523. Placé en 1532 à Paris, au collège de Navarre, ou beaucoup de jeunes Nivernais étudiaient alors, il achève ses études six ans plus tard. Coquille se rend ensuite à Padoue pour étudier le droit civil auprès de Marian Socin le Jeune et ne revient qu’en 1543. Les affaires malheureuses que lui laisse son père le forcent à suivre quelque temps le barreau de Paris, où il obtient en 1551 et 1553 deux décrets pour la vente à la criée de ses biens paternels. Le 1er septembre 1559, le feu ayant détruit les trois quarts de la ville de Decize, Guy Coquille s’installe à Nevers dans la maison de Jean Coquille, auditeur des comptes. Echevin de Nevers en septembre 1568, procureur général en Nivernais et en Donziois en 1571, Représentant le Tiers aux Etats Généraux de 1576 à 1588, il meurt en 1603. Guy Coquille est l’auteur de nombreux ouvrages qui, hormis les Poésies Latines, ne furent publiés qu’après sa mort.
Histoire du pays et du duché de Nivernois.
Paris, Langelier, 1612 ; in-4, vélin de l’époque.
700/800
6 ff. , 389 pp. et 20 ff. (chronol. des évêques, Estant estably siège… et table.)
ÉDITION ORIGINALE RARE, publiée neuf ans après la mort de l’auteur par Antoine Loisel. Ce fut longtemps le seul livre consacré à ce sujet. Exemplaire complet des 20 feuillets à la fin de l’ouvrage qui manquent à beaucoup d’exemplaires.
Saffroy, II, 28901- Cioranesco 6842 – Thuillier 82.
Bel exemplaire dans sa première reliure. Sur le titre, ex-libris manuscrit de l’abbé de Brou, prêtre sulpicien (fin XVIIe). Il s’agit sans doute d’un membre de la célèbre famille bourbonnaise Feydeau de Brou. Ex-libris Charles Brugère Meyer-Noirel B 2694. Ex-libris du XXe siècle de Guy Coquille, descendant de l’auteur.
Les Œuvres de Maistre Guy Coquille, sieur de Romenay…
Bordeaux, Labottière, 1703 ; 2 vol. in-folio, veau brun moucheté, dos à nerfs ornés de caissons et ornements dorés, tranches jaspées. (Reliures de l’époque.)
900
8 pp., 23 ff. n. ch., 569 pp., 4 ff. – 8 pp., 388 pp., 38 pp., 1 f. blanc, 336 pp., 5 ff. n. ch.
Quatrième édition, très recherchée et la plus souvent citée.
Déchirures aux angles de 3 ff. avec manque, sans atteinte au texte. Bel exemplaire dans sa reliure d’époque.
[COQUILLE]. MAUMIGNY (J. de). Etude sur Guy Coquille, Publiciste et Jurisconsulte.
Paris, Sirey, 1920 ; in-8, cartonnage bradel papier marbré, couverture. (Laurenchet).
30/40
245 pp., 1 pl. photographique montrant une statue de Guy Coquille h.-t.
Maumigny, issu d’une famille de savants nivernais, était docteur en droit. Joint, un ff. manuscrit montrant un tableau généalogique de la famille Coquille.
COURMONT (Jean-Baptiste, dit Louis de).
Né à Blismes en 1828. Dès l’enfance, Louis de Courmont se passionne pour la musique, le dessin et la poésie. Il fait ses études à Château-Chinon et Corbigny. Après sa période militaire, il exerce comme précepteur à de la famille Coquille à Montreuillon. Attaché en 1860 à la Préfecture de la Seine, il assume le ravitaillement de la capitale pendant le siège de 1870. En 1892, il se retire à Blismes où, tout en s’occupant de l’administration de la commune, il continue à s’adonner aux lettres et à la poésie. Il y meurt en 1900. Poète de talent, il fut lauréat de nombreux concours. En 1862, il avait obtenu le prix de l’Union des Poètes. On lui doit aussi quatre pièces de théâtre. À propos de ses pièces, en 1869 alors que Sarah Bernhardt s’apprêtait à jouer Les viveurs à l’Odéon, le feu prit chez elle rue Auber, détruisant le manuscrit et les espérances de l’auteur.
Feuilles au vent. Poésies. Illustrations par A. Beauvais, A. Berchon, E. Boisseau, U. Bourgeois, A. Duvivier, J. Gautherin, H. Hanoteau, A. Jullien, L. Martin, M. Merlin, Millot, J. Monteignier, A. Muri, E. Pail, C. Perrandeau, M. Rignot-Dubaux, A. Thomas, M. Thomas.
Paris, Tresse, 1884 ; grand in-8, demi-chagrin bronze, dos à nerfs orné, tête dorée, non rogné. (Reliure de l’époque).
150
XXIIIpp, 418 pp., 2 ff., 5 gravures h.-t.
ÉDITION ORIGINALE de ce luxueux recueil publié en souscription par l’Aiguillon, Réunion des Nivernais de Paris. Il est illustré de 30 gravures in et hors-texte par tous les artistes nivernais que le poète avait fréquentés. Beau portrait de l’auteur par Duvivier. Tirage à 1140 exemplaires. Celui-ci est un des 1100 sur vélin.
Fonds Morlon n°12032. – Dupont, n°448. – Van Bever III, p. 346.
En Morvan.
Nevers, Imprimerie de la Tribune, 1901 ; in-8, demi-chagrin noir, dos à nerfs orné, couverture et dos conservés. (Laurenchet).
80/100
228 pp., 1 f., 1 portrait photographique de l’auteur et 1 gravure dans le texte.
ÉDITION ORIGINALE “ Publiée par les soins de la veuve du poète, ouvrage d’une quarantaine de pièces, extraites pour la plupart du volume Feuilles au vent, quelques-unes inédites ou publiées dans la Revue du Nivernais. Il y a là une heureuse diversité qui nous offre, à côté de rudes et puissants récits comme : la Main de sang, la Mort du cerf … des tableaux familiers tels que : la Maison de mon ami Jacques, la Noce Morvandelle ; des croquis de genre : Pinouche, le Bot-Gambi ; des descriptions d’un relief bien accusé : le Flottage, la Neige ; et enfin des pièces d’un pur et délicat sentiment parmi lesquelles : le Nuage rose, Rose d’hiver, les grands Bois, le Sentier, Derniers vestiges …” Revue du Nivernais. Novembre 1901. Fonds Morlon n°775. – Thuillier 1815-1915, n°209. Bel exemplaire finement relié.
COURTEPÉE (Abbé Claude).
Claude Courtepée est né à Saulieu en 1721, septième enfant d’une famille de tanneurs. Orphelin de père très jeune, il est confié à une tante, veuve de Gurnin, Seigneur de Montréal. Reçu bachelier à Dijon il entre au séminaire. D’abord vicaire à Avallon, il quitte la ville en 1749, pour diriger le collège de Saulieu puis ceux d’Autun, Meursault et Grésigny. On doit à ce passionné d’histoire de remarquables annales de Bourgogne. Le premier volume de la Description générale et particulière du duché de Bourgogne parait en 1774. Les cinq autres ainsi que son Abrégé paraissent dans les six années qui suivent. Modeste et éloigné des honneurs, il entreprend la correction du Dictionnaire géographique portatif appelé “ Le Vosgien ” et celle de l’Encyclopédie où il donna quelques notices. Il meurt en 1781.
Histoire abrégée du Duché de Bourgogne depuis les Eduens, les Lingons et les Séquanois, jusqu’à la réunion de la province à la couronne sous Louis XI. À l’usage du collège de Dijon.
Dijon