FICHE DU LIVRE D'OCCASION
Type de document : Livres Catégorie 209 : Afrique du Sud RSA Langue : FR
Titre du livre : JE NE SUIS PAS UN HOMME LIBRE
TELL FREEDOM
Auteurs : Peter ABRAHAMS Editeur : CASTERMAN Année : 01/01/1957
ISBN : Code-barre :
Format du livre : 21 x 15 cm Poids : Tarif postal :
Prix neuf : 0.00
Description du livre : Peter Abrahams était lié par une promesse. Une promesse faite à ses frères de race.
D'il a quitté l'Afrique du Sud, ce ne fut pas pour fuir. IL fallait qu'il crie au monde le désesoir d'un peuple.
Sommaire du livre : Extrait scanné du livre :
d1G~ ~ Mais puisque je vous dis qu'il est avec moi! » répartit
."", froidement Mme la Rouquine.
... J'étais aussi ahuri que le policier. « Je l'ai pourtant vu ...
~ C'est mon boy >l, dit Mme la Rouquine d'unevoÎX glaciale. Je sentis grandir la rage du policier. Devenant tout rouge, il me
retourna furieusement en me dévisageant d'un air terrible: (l C'est vr~i cette histoire, négriot?
~ Ne lui réponds pas, Peter! ... Voulez,.vous lâcher mon boyl 1) Ils se fixèrent un moment, puis le policier m'abandonna.
« Maintenant vous feriez mieux de nous laisser, sinon accompagnez-moi chez' votre' supérieur. 1)
Le policier . étudia mon visage comme pour être sûr de ne jamais l'oublier, puis il leva les yeux sur la femme:
« Je vous fais mes excuses, Madame. »
II tourna les talons et nous quitta : sa nuque était aussi rouge que sa figure! L'indignation et la colère s'effacèrent des yeux de Mm. la Rouquine, elle perdit soudain son expression dure et autoritaire et, avec un. sourire, elle gloussa doucement:
«Tout va bien, Peter? »
Cornmentpouvait-elle bien savoir mon nom ? .. Ayant deviné
mon étonnement, elle gloussa de nouveau : « Regarde donc ta main gauche! »
... Peter y était écrit en majuscules énormes!
« Ce. n'est pas un grand, mystère après tout! N'est-ce pas? ~ Oh !non, missus. »
Elle me souriait gentiment d'un air amusé et bienveillant en même temps, tandis que je me disais que, dorénavant, jamais je ne pourrais, résister à des cheveux roux.
Elle me donna son panier et son cabas à porter: « Suis-moi. »
Ce que je fis' d'un éventaire à l'autre : les légumes allaient dans le cabas et les fruits dans le panier. Je me faufilai sur ses talons quelle W"- fût la densité de la foulee.plein d'une ••••• rance toute neuve
~{.,-
'i'.,., .... ' ..•. '.'.L'8 .. '.,.,q.' .• ~ ..• ,.,.,.~e .... \je croisais des policiers. J. 'échangeai./.~.n. viteSSeJ. es dernières
",\,~ve~les avec mes pareils, protégés, comme moi, de la police et des
.• ," eu,rs munis de permis, par les cabas et le~ipaniers qu'ils transpor-['"ent. L'immense marché, bourdonnant d'activité, avait l'air d'une "che .
:aIle s'arrêta dans un endroit où l'on servait du th"; je n'avais, ::~en, .•• entendu, pas le droit de la suivre à l'une de ce. petites tables ":t'opres,mais, par l'entremiae, de la serveuse, elle me St envoyer :" •. ;lloir avec une tasse de th". L •• reprda ~tonn6a d •• ~ •• blancs :!"~,mbarrassaient, mais je me .en_IIl'~;",,;!~~'pl'Otection ,,~l\1;me la Rouquine, et un peu d_ ..•.•. '_'I .•. en contact .~ec une blanche dont les réaetiona et •• comportement étaient :i!~érents de ceux que je connaissais trop bien: c'était. si difficile de : "J'y; .retrouver avec les blancs, et cela compliquait . les choses, quand ilnyoulait s'entourer de remparts ...
;\:i(Après avoir bu son thé, Mme la Rouquine examina encore quelques IJyentaires, puis, voyant l'heure à la petite montre sertie de diamants !qu'elle portait au poignet, elle dit :
1;; « Il est temps de rentrer à la maison, Peter.
Nous allons. au tram, missus?
Non, Peter! Nous ne prenons pas le tram! Nous avons une J~uto. 1)
?i .... •. Le policier avec lequel nous étions entrés en contact auparavant, 'i~ tenait debout à la grande porte du marché. Il étudiait ma rouquine ?~v'ec une insolence calculée et ses yeux se promenaient d'une manière ~\~bsolument provocante sur tout son corps, remontant des chevilles 1~nes jusqu'aux cheveux oranges. Il me jeta un cou,p d'leil seulement, ~~aisje sentis qu'il me donnerait du fil. à retordre si. jamais je le '~I'~ncontrais encore, là où ailleurs,', et je gravai ses . traits dans ma i,~émoire.
ç' . Mme la Rouquine s'arrêta à quelques mètres de lui. «.Donne-moi Je panier, Peter.
• ••..•.•.••. Ce n'est pas trop lourd, missus, --,Donne-le moi, . petit. l}
, Le policier se. retira tandis qu'elle prenait le panier de mon bras. liNous traversâmes la rue et, comme je regardais en arrière, je vis le 1Policier de retour près de. la porte, qui nous observait : il Se mit :à descendre les marches lentement.
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