FICHE DU LIVRE D'OCCASION
Type de document : Livres Catégorie 59 : Guerre 1939-1945 World-War 2 Langue : FR
Titre du livre : de FRANCFORT à DACHAU
souvenirs et croquis
Auteurs : René TRAISSE 113095 Editeur : Imprimerie du Vivarais - Annonay Année : 03/08/1947
ISBN : Code-barre :
Format du livre : 21 x 13,5 cm Poids : Tarif postal :
Prix neuf : 0.00
Description du livre : Livre fin (plaquette) avec récit + croquis
Sommaire du livre : extrait du livre :
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maniai la pioche ou la pelle en compagnie d'un gars de la région parisienne, père de 2 enfants, nommé Germain. Vers les 5 heures du soir, il me déclarait n'avoir pas mangé le pain qu'on lui avait donné, et qu'il l'avait conservé pour les camarades restés en prison, les malades en particulier-à qui ce supplément de nourriture ferait tant de bien. Peu de temps après on nous rassembla dans ce qui avait été-autrefois une salle de gymnastique, et dont il ne restait plus. que les murs. En attendant l'heure du départ, nous causions. gentiment, chantant même quelques refrains de chez nous, quand tout à coup un gardien désigna quelques prisonniers. pour descendre une remorque sur un plan incliné. Germain était du nombre. Que se passa-t-il exactement ? Je ne Ie-saiscrnais par suite d'une fausse manœuvre, Germain glissa sous les roues de la remorque et eut la poitrine défoncée. On vint m'avertir, je me précipitai, le gardien qui . était là m'interpella : « Ou allez-vous ? » - « Il y a un camarade qui vient de glisser sous la remorque, je vais à son secours »; - «Restez là ». - « Mais je suis prêtre, et il réclame un prêtre ». - « Restez-là ou je tire ». A vingt pas de moi Germain gisait baigné dans son sang, entouré de 2 Alle-mands qui lui prodiguaient les premiers secours. On le ramena ,peu après sur une civière, il ne tarda pas à rendre' le dernier soupir. .
Le 6 juin, jour du débarquement, dénoncé par un l'existe belge comme faisant de la propagande en prison, je fus amené à la prison de police.
La Klapefeldstrasse
La nouvelle prison était située en plein milieu de Francfort, tout près du Zeil, la plus grande avenue de la ville.
Après m'avoir enlevé tout ce que j'avais dans les poches et consciencieusement fouillé, on-me fit monter au troisième étage de la prison et enfermer dans la cellule 67.
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La Cage à Poules
peu de jours après je quittais cette cellule l'OUI' MI'(I -enferrné dans ce que. nous appelions les cages à poule.
J'en conserve un souvenir effrayant. On entre dans lu cage par une étroite porte en fer dont le haut est garni -d'un grillage. La largeur de la cage a quelques centimètres de plus que celle d'un homme couché à plat, la longueur .est celle d'un homme moyen: environ 1 m. 70, et la hauteur
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