FICHE DU LIVRE D'OCCASION
Type de document : Livres Catégorie 59 : Guerre 1939-1945 World-War 2 Langue : FR
Titre du livre : LE DERNIET SECRET
1945 : Comment les alliés livrèrent deux millions de Russes à Staline
Auteurs : Nicholas Bethell Editeur : Seuil Année : 01/01/1975
ISBN : Code-barre :
Format du livre : 20,5 x 14 cm Poids : Tarif postal :
Prix neuf : 0.00
Description du livre : Décidée par une clause secrète de l'accord de Yalta, la livraison à l'URSS de ses ressortissants ou assimilés - unités passées dans le camp allemand, prisonniers de guerre, réfugiés, personnes déplacées, anciens émigrés, etc... -est un des épisodes les plus dramatiques des lendemains de la victoire sur le nazisme (...)
Sommaire du livre :
1973 à rArchipeI du Goulag, allusion à œttè alaire dans les
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Imprimé en France 2-75
LE DERNIER SECRET
L'annonce .. provoqua une certain e-consternation parmi les Cosaques.
Pour la première fois, des doutes faisaient çà et là leur apparition. C'était fort bien d'organiser unec conférence, mais était-il vraiment nécessaire que tous les officiers
-c'est-à dire 1 5OO personnes - y assistent ? Davies leur expliqua que c'étaient les ordres: tous les officiers sans-exception, « Je mesouviens.,raconte-t-il, que BoutIerov me ditalqrs : " C'est bizarre. Pourquoi n'est-ce pas le général qu vient nous voir, plutôt que l'inverse?" IL avait tout de suite pigé. E qu 'est •. peque je pouvais lui répondre?» Les Cosaques lui firen remarqllerque c'était quand même une drôle d'id~e, cette conféren de 1500 personnes. N'était-il pas possible d'envoyer simplement d delégués?Frolov se souvient également de la. discussion àce sujet
« On nous dit qu'il fallait que tout le monde y aille. On nous raconta aussi qu'il y avait d'autres unités en cause :
des Caucasiens, des Kalmouks, des Ukrainiens, des Russes qui avaient combattu dans l'armée allemande.
Le général britannique n'aurait pas le temps rendre visite à chaque groupe séparément. Ne vous tracassez pas, nous dit-on,
Oberdrauburg n'est qu'à 50 kilomètres d'ici, vous dînerez 1à bas et vous serez de retour à Lienz pour l'heure du coucher.» Davies,
en dupant les Cosaques, faisait son devoir de soldat, et, aujourd'uih encore, il est ébahi de la facilité avec laquelle il y
parvint. « Comment nous avons réussi à endormir leurs soupçons, je n'en sais trop rien. C'est avec borreur que Je repense à
cet épisode. C'était vraiment un plan diabolique, »Commentant le sentiment qu'a gardé Davies de se mission, Musson déclare:
« Davies était un expellent officier, mais il y avait trop mis du sien. Pour ma part, je. m'étais toujours efforcé d'avoir ·.le moins de contacts penonDels possiblesl,lvcc les. Cosaqu
Ce peut être très dangereux de a. laisser aller à des sentiments personels, »
On dit à Davies que l'ordre de rapatriement avait été donné en haut lieu et qu'il était la conséquence de l'accord conclu à Yalta e Churchill et Staline. Ce qu'on ne lui dit pas, à l'époque, c'était cet accord ne s'appliq.uait en principe qu 'aux~Asqui étaient cito soviétiquêsen septembre 1939, au moment oÙ la guerre avait éd Normalement, un grand nombre des Cosaques regroupés à Li .....: par exemple la famille Krasnov ou Boutlêj;'ov - ne tombaient sous le coup de l'ordre de rapatriement. En fait, parmi les officie haut rang, seul Domanov avait été citoyen soviétique en 1939. D'
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CROATES ET COSAQUES
>,~de Yalta, les officiers britanniques auraient dû trier les Co-' ...•. et séparer émigrés de vieille date et nouveaux émigrés pour ne " .. que les seconds.
:~rité, c'est que du quartier général de KeightIey avait émané un ';~l.Ji ne correspondait en rien à l'accord conclu à Yalta. Cet ordre ...•.••. °t le rapatriement de groupes et de nationalités dans leur tata-
./s Cosaques sous le commandement de Domanov à Lienz, le :i~S de cavalerie cosaque commandé par le général Von Pannwitz, '~s sous commandement du général Andrel Chkouro, les Cauca-,mmandés par le général Klych Girey. Il fallait, disait l'ordre, '.;~er tous ces divers groupes comme de nationalité soviétique ", exception particulièrement grave, aucun cas ne sera examiné p~llement ». En d'autres termes, tout le monde était présumé
,~.On envoyait des gens en prison et peut-être au poteau sim-iy~paroe qu'ils avaient· affirmé avec ·une vigueur insuffisante '-appartenance à la nationalité SOviétique.
:,"où un individu insistait pour qu'une exception fût faite à la ~Qrdre donnait les instructions suivantes:
;,
~J)t individu se trouvant actuellement entre nos mains qui, au mo-.,\derejoindre les forces allemandes ou une formation combattant .,c1e camp allemand, habitait une r6aion faisant partie du territoire
iquetelqu'iI était délimit6 en 1939, eera considér6 comme clto)'OQ ..·que en vue de-son transfert eu URSS. Tout individu qui, bfoo (~~ôtigine russe,n 'avait pas, lorsqu'U • rejoint. tOlOlll1JtmàDdeI,
,.j~ URSS depl1is 1930, ne sera pas jusqu 'l DOUvt1 otdrt 00DIfcWr6 ri~ressot1issant. soviétique. Dans toUi 1 •• CU lftflftux, l'individu ,>/:é sera considéré comme ressortissant .ovUtfq •• »
!aitunautre point par lequel cet ordre s'6cartait traVOmoDt .· .... ~conclu à Yalta. Les deux définitions qu'fi dOlluait du
'fe~.9u non~itoyen soviétique ne s'excluaient pu mutuelle-'~P!'dre ne couvrait pas les gens qui avaient quftt6 la Russie ' ·et 1938. Ces gens entraient sans doute dans la cat6,orîe des ,\lX, auxquels faisait allusion la dernière phrase de l'ordre . •· ••.•. ·~re phrase violait trois des principes fondamentaux du ':Ilnique, à.savoir que: 1°) tout étranger qui a des raisons
i eles persécutions pour raisons politiques peut prétendre ail le; 2°) tout accusé a droit à un procès en bonne et due f~t()ut inculpé est présumé innocent tant que sa culpabilité
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