FICHE DU LIVRE D'OCCASION
Type de document : Livres Catégorie 30 : Biographie Langue : FR
Titre du livre : MA VIE AVEC BENITO
Auteurs : Rachele Mussolini Editeur : Société Française des éditions du cheval ailé Année : 02/11/1948
ISBN : Code-barre :
Format du livre : 19 x 14 cm Poids : Tarif postal :
Prix neuf : 0.00
Description du livre : Extrait du livre écrit par la femme du Duce italien :
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MA VIE
Du quartier général d'Albanie, Benito m'envoie un long télé-gramme, racontant la dramatique aventure d'Edda. « Le navire-hôpital Pô a été atteint pendant la nuit par sept bombes anglaises et a coulé en peu de temps. Quand commença le bombardement aérien, Edda, qui veillait dans sa cabine, saisit instinctivement son manteau et se précipita dehors pour frapper à la porte d'une amie très chère, comme elle infirmière à la Croix-Rouge, et avec qui elle avait ,,,,it ses études à Milan. Le souffle de la bombe avait scellë la porte de la malheureuse, qui implorait du secours. Le bateau commençait à couler, penché sur un cdté, l'eau montait lentement, et' Edda était comme paralysée d'horreur. Enfin un matelot qui passait en courant la jeta dans la mer. Edda put se maintenir à la surface pendant cinq heures, dans des ténèbres totales, transie par le froid, mais néanmoins tdchant d'aider ceux qui l' entouraient. A l' aube seulement, commencèrent les opéra-tions de sauvetage. A présent, elle est remise et va bien. »
Je notai plus tard :
Hier, le Duce est rentré d'Albanie en avion et est venu à la maison. Il me sutfit'de le regarder un instant dans les yeux pour deviner que les affaires vont mal. « C'est un front maudit! s'écria-t-il. Les troupes font de leur mieux et, cette fois, le ravtaillement fonetionne,~ma'is pourtant nous ne réussissons pas à enfoncer le front. » Puis, il me décrit l'enthousiasme avec. lequel l'accue,il-lent les soldats. Mais ce qui ne lui a pas plu, dès le premier moment, c'est l'arrêt de l'offensive, et il l'a dit ouvertement aux généraux, qui continuent à se montrer optimistes. Aux premières phases de la bataille, ila dit tout de suite à Cavallera : « Mais c'est un échec l » Il me raconte un épisode singulier: « Tandis que notre auto avançait avec peine vers un observatoire d'où je pourrais suivre de haut la bataille, mon oreille perçut distincte-ment une voix qui disait en dialecte rom'agnol : « Ne montez pas là-haut, Duce. Je vous le dis en patois pour qu'ils ne me com-prennent pas. N'y allez pas; ils ' veul'ent vous tuer l » Comme
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Benito, était accoutumé aux imaginations exaltées qUe le fanatisme faisait naftre autour de tui,il ne prit pasgardè à, l'avertissement, mais sourit du plaisir d'entendre tout à coup lerotnagnol dan~ ces montagnes, et se pencha hors de la voiture pOur' voir qui aVait parlé. Mais il ne put apercevoir qu'un soldat bousculé par, d'autres qui Tentraînaientde force. Il ne pouvait taire arrêter l'auto sans bloquer tout le mouvement des troupes. Arrivé à l'observatoire, il assista: à l'offensive, puis s'éloign? un quart d'heure plus tot qu'iln,'étaitprévu.Peuid'instants après, une grenade éclata sur l'ob$ervatoireet un projectile pénétra dans le tube de la lunette d'approche montée sur trépied pr/:,sde laquelle le Duce s'était tenu si longtemps. En me taisant ce récit, Benit'O me tendit la lunetteavee son ,projectile encore. encastré dedans: « Le Romagnol aurait-il eu raison? - Et l'offensive, où en est-elle? - De nouveau remise .. , bien entendu /; »Je compris son tourment et n'insistai pas. Il me parla ensuite longuement de Edda, ,qui allait avoir un congé de cotuxüescenee.
La guerre en Grèce. se termina quelqueé jsemâiaes plus tard par l'action convergente ,déslroupes italiennes et allemandes. Puis l'effondrement dé la Yougoslavie nous donna un nouvel allié, là Croatie, source plus tard de tant d'usure pour nos troupes.
Si dans leaBalkans la situation, pour le' moment, se présen-tait fort bien, en Afrique septentrionale l~ ,retraite continuait.
Notre Bruno, à la fin de la guerre ~n Grèce, fut transféré à Pise dans un groupe de quedrlmoteurade bombardement à long rayon d' action. Avant de commencer l'instruction avec les nou-veaux appareils, il avait passé un mois en .Allemagne où il était invité à. visiter les installations et les aérodromes pour les vols -sur l'Atlantique. Il fit.aussi là son père un rapport politique. Ilen-
en Italie, il était plein d'admirationpourl'esprit de discipline peuple allemand, qui supportait avec fermeté le poids
Sommaire du livre : 1. Une enfance agitée
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129 La Paix ou la Guerre
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