FICHE DU LIVRE D'OCCASION
Type de document : Livres Catégorie 56 : Normandie Langue : FR
Titre du livre : La Normandie
Collection VOIR EN COULEURS Tourisme France n°4
Auteurs : Jehan Le Povremoyne Editeur : SUN Paris Année : 01/01/1950
ISBN : Code-barre :
Format du livre : 21 x 21,5 cm Poids : Tarif postal :
Prix neuf : 0.00
Description du livre : Livre de photos dans la collection VOIR EN COULEURS consacré au "Tourisme France" le n°4 = La NORMANDIE
90 photographies en couleurs
Sommaire du livre : Extrait :
60
pour couvrir les branches de milliers d'étoiles.
La féerie, hélas, dure peu ...
C'est le regret des agences de voyages!
Elles voudraient que les poètes leur pré-disent à coup sûr la venue du printemps et sa durée surtout! Elles organiseraient les randonnées et proposeraient la visite des pommiers en fleurs comme elles le font des champs de tulipes aux Pays-Bas.
Le fâcheux c'est que le printemps normand a des pudeurs d'amours d'enfants. Il rosit, pâlit, s'empourpre et voici qu'il suffit d'une montée de vent, d'un frimas de brume pour qu'il se dérobe et vous prive de l'enchantement.
Pour posséder à plein le printemps de chez nous, il faut vivre en Normandie et pour ainsi dire, nez à nez avec lui.
Alors là, il ne vous refuse rien : l'air léger, le parfum, la couleur, la nuance, sans que rien jamais d'une année sur l'autre ne soit pareil, sans que rien ne se ressemble d'un bout à l'autre bout de la province.
Mais l'homme a commis des fautes. Il a commis celle de déboiser, celle d'abattre - par exemple dans le Pays de Caux - la double et parfois la triple rangée de hêtres qui protégeait de la tempête et des brumes mortelles les pommiers fleuris. Il a brisé ces grandes alignées d'arbres qui n'avaient pas été seulement plantées pour fournir du bois mais pour être justement des « coupe-vents ».
Je sais bien que nous ne sommes plus à la grande époque des chaumes mais nous aurions peut-être de plus longs printemps fleuris si nous en savions protéger les fleurs ...
*
La ferveur normande a redoublé pour Caen depuis que la ville, au cœur de la bataille de Normandie, a failli disparaître. Mais elle s'amplifie encore depuis que la cité ducale s'est rebâtie et renaît
dans une splendeur nouvelle.
Guillaume le Bâtard, né à Falaise, de Robert le Magnifique et d'Arlette, la fille du tanneur, n'avait cessé d'avoir pour Caen une dilection particulière.
Alors que Rollon s'était plus ou moins bien adapté à Rouen, que Guillaume Longue Epée, Richard 1er et Richard Il avaient fait choix de Fécamp et Robert de Falaise, Guillaume fit de Caen sa ville]
privilégiée.
Est-elle née d'une violence d'amour r': de son expiation? La légende - HOn' l'Histoire - veut qu'amoureux de hl' fille du comte de Flandres et la voyant s lui refuser sa main, le Bâtard ait galoJl6 jusqu'à elle, l'ait traînée par ses nat h'q, rouée de coups de bottes, sinon d'{'pl'
BROUAY • GENTILHOMMI~RE DU XVIII' SlêCLI .••
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