FICHE DU LIVRE D'OCCASION
Type de document : Livres Catégorie 5 : AFRIQUE Langue : FR
Titre du livre : Géographia n°40 de janvier 1955
Explorations françaises dans le KALAHARI
Auteurs : Henri Gaubert Editeur : CHAIX GEOGRAPHIA Année : 01/01/1955
ISBN : Code-barre :
Format du livre : 27 x 18 cm Poids : Tarif postal :
Prix neuf : 0.00
Description du livre : extrait :
EXPLORATIONS FRANCAISES DANS LE KALAHARI
par Frençois BALSAN.
Beaucoup moins répulsif et inhumain que le Sahara - son pendant septentrional - le désert du Kalahari est, néanmoins, à peine connu. Pourtan udes ëtres y vivent, restés en grande partie à l'âge de la pierre. Des êtres qui, physiologiquement, se sont adaptés aux dures lois imposées
leur mode de vie et les conditions climatiques. Là ne s'arrêtent d'ail-pas les particularités de ces indigènes ... mais laissons la parole à F. Balsan qui eut, au cours d'un voyage d'exploration au Kalahari, privilège de fréquenter ces curieux représentants de l'espèce humaine.
Un désert très spécial.
ON dit quelquefois que le Kalahari est le Sahara sud-africain. C est, là, une comparai-son inexacte. Si le Kalahari est lui aussi désertique, il diffère foncièrement de son cousin septentrional.
En Afrique méridionale, seules les zones désolées du Namib et du Kaokoveld constituent, en bordure de l'Atlantique, une reproduction assez fidèle des aspects sahariens : sable nu, fluant, fréquemment échelonné en dunes.
Le Kalahari, au contraire, situé au milieu du continent, apparaît comme un plateau de sable rouge, d'une altitude moyenne de 1 000 mètres, presque entièrement recouvert de bush (taillis), la fameuse Kungforest, dans le nom de laquelle je veux voir le rappel étymologique des Kungs, ses plus anciens habitants bushmen,
Cette sorte de steppe salée, dont la taille est approximativement celle de la France, n'est nue et strictement inhumaine qu' au sud-ouest, dans la poche qu'elle dessine entre les cours secs du Molopo et de la Nosop : poche dont j'ai effectué la première traversée en 1948, avec une caravane d'ânes, en ne me gui-dant, sept jours durant, qu'à la boussole.
Mais, je le répète, les quatre cinquièmes du Kalahari sont arbustifs. La végétation est même, par endroits, si compacte et, en même
temps, Sl epineuse, qu'elle devient impènètrable à l'Européen. Le secret vital de cette hargneuse forêt réside dans le fait que la nappe phréatique est presque partout à portée de ses racines plongeantes. Si l'eau est rarement affleurante, on la trouve, en général,' à une dizaine de métres. Et l'effet de son humidité monte jusqu'à cinq à six mètres de la surface du 'Sol. Mon chien grattait à sa recherche. Les chasseurs indigènes, qui enclouent le lapin, au jugé, à travers les voûtes des terriers, savent aussi enfoncer des tiges de roseaux pour aspi-rer l'eau souterraine aux endroits où elle est la plus proche.
La contrée est, en tout cas, très peu percée.
Les Bantous qui, sous le nom de Bechuanas, ont, aux alentours du xvr siècle, essaimé au Kalahari, y tracèrent les deux seules pistes normales traversant d'est en ouest cette vaste. étendue: rune, dans le nord, relie Gobabis à Livingstone; l'autre, dans le sud, est issue de Mafeking et aboutit à Lehututu, chez le roi-telet des Bakalaharis.
En dehors de ces voies de passage, enfilant des séries de clairières où resplendissent des salines - les pans, riches en bonnes herbes -où les agglomérations des sédentaires Bechua-nas (Banqwaketsés, Barolongs, Bakalaharis, Batawenas, etc.) se sont fixées à proximité des aiquades, le taillis, lui-même, est l'exclusif domaine. de cette petite race vraiment extra-ordinaire : les Bushmen. dont il va être question.
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Sommaire du livre : . L'auscultation de la terre 2
exploration française dans le Kalahari 7
l'évolution de la Chine 215
l'exploitation de la tourbe en grande Brière 1 3
L'Inlandsis groenlandais 28
le plus grand fossé du monde 33
les voyages découvertes de Pythés, géographe Marseille 38
la vie de la société de géographie 44
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