FICHE DU LIVRE D'OCCASION
Type de document : Livres Catégorie 29 : RECITS HISTOIRE ET BIOGRAPHIES Langue : FR
Titre du livre : MA VIE D'ESPION
Auteurs : Eric Gimpel Editeur : Arthaud Année : 03/11/1957
ISBN : Code-barre :
Format du livre : 21 x 16 cm Poids : Tarif postal :
Prix neuf : 0.00
Description du livre :
-Deux sous-marins de moins, grogna le commandant. C'est toujours la même chose... »
Je disposais maintenant de deux stukas et de deux sous-marins~ Les pilotes et les équipages sous-mariniers se montraient enthousiastes. Je leur avais passé la fièvre de Panama. Je louai a Wannsee un grand terrain au bord de l'eau et l'érigeai en terrain militaire. Nous y construisîmes un canal de Panama en miniature. Mes deux pilotes s’exerçaient à décoller et a atterrir sur terrain sablonneux. Deux magnifiques garcons qui, déjà, en imagination, dansaient des boléros et cuisaient leur bæuf a la broche. Chaque jour, nous réduisions en poussière dix ou vingt caisses de sable figurant le barrage de Gatun.
Nous en arrivames enfin a la partie la plus difficile de l'entreprise. Mes mécaniciens démonterent les stukas et les remontèrent. Avec de l’entraînement, ils parvinrent a bout du puzzle en deux jours. Entre-temps, les équipages des sous-marins s'exerçaient a l’embarquement rationnel d'un avion démonté. Puis je commandai quatre bombes de stukas a charge maxima. On me les livra.
Mon plan était le suivant : je voulais entrer avec mes sous-marins dans la mer des Caraibes, aborder une crique déserte, décharger mes avions et les remonter en deux jours. Les avions décolleraient d'une plage. Les pilotes connaissaient avec précision l'endroit où il leur faudrait placer leurs bombes. Nous disposions de plans détaillés, de photos aériennes. Les avions voleraient tres bas, « poseraient » les bombes aux endroits faibles du barrage. Elles suffiraient a le rompre.
Ce qu'il nous fallait surtout, c'était de la chance. En admettant la perte d'un sous-marin en route, un seul avion pourrait encore provoquer des dégats irréparables - du moins pour un temps. Leur mission accomplie, les deux pilotes iraient atterrir en pays neutre et se laisseraient interner. Les sous-marins seraient déja sur la route du retour.
Le canal de Panama a 81 kilomètres de long et six doubles écluses de 330 metres de long sur 36 metres de large. 11 raccourcit la route New York-San Francisco de 12 500 kilometres. 11 faudrait aux batiments alliés quelques semaines de mer de plus pour passer d'un océan a l'autre.
Nous étions prets et, certain jour d'automne de l'année 1943, nous devions partir. Bien nantis de schnaps, de ravitaillement et d'argent. Dans vingt-quatre heures, nous appareillerions...
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Sommaire du livre : Loin de l'Europe en guerre
Comment on fabrique un espion
46 jours dans l'Atlantique
Noel à New-York
Condemné à mort
Alcatraz
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