FICHE DU LIVRE D'OCCASION
Type de document : Livres Catégorie 49 : Maroc Langue : FR
Titre du livre : MA MISSION AU MAROC
Auteurs : Gilbert Grandval Editeur : PLON Année : 01/01/1956
ISBN : Code-barre :
Format du livre : 20 x 14 cm Poids : Tarif postal :
Prix neuf : 0.00
Description du livre : GILBERT GRANDVAL"
Ambassadeur de France
Ancien Commissaire Resident Général de la République au Maroc
Issu d'une famille de vieille souche alsacienne, petit-fils de
l'éditeur Paul Ollendorff, Gilbert Grandval. est né en 1IJ04 a Paris.
En 1939, à la déclaration de guerre, il est Directeur Commercial d'une importante entreprise industrielle de la branche des industries chimiques dans laquelle il est entré en 1927.
Pilote de tourisme, totalisant de nombreuses heures de vol, il est mobilisé comme sous-lieutenant pilote. Participant a la résistance des juillet 1940, il devient en 1943 membre du Comité Directeur du Mouvement ( Ceux de la résistance ». En novembre 1943, Gilbert Grandval prend le commandement des Forces Françaises combattantes de l’intérieur de huit départements de l'Est de la France (Région C). Deux mois plus tard, il est en outre chargé par le Haut-Commandement des fonctions de Délégué militaire de cette même Région. Nommé, après le débarquement, officier des Opérations de la Région C, Gilbert Grandval groupe ainsi, entre ses mains, trois des postes les plus redoutables de l'activité clandestine. A la Libération, le général de Gaulle lui confie le commandement de la 20° Région militaire (Nancy). II est fait Compagnon de la Libération et Chevalier de la Légion d'honneur. Sa Croix de guerre est ornée de trois palmes et d'une étoile.
Le 30 août 1945, Gilbert Grandval arrive en Sarre. II y restera dix ans comme Gouverneur, comme haut-commissaire, puis Ambassadeur de France, chef de la Mission Diplomatique.
Officier de la Légion d'honneur en 1946, il est promu Commandeur le 31 décembre 1948. II a reçu entre temps la Rosette de la Résistance et la Légion of Merit
Le 20 juin 1955, il est nommé Commissaire Résident Général de la République au Maroc. Apres avoir pris courageusement position à l'égard du problème du trône chérifien et tenté d'assurer par son action énergique la grande réconciliation franco-marocaine, il se
démet de ses fonctions le 22 août 1955. Gilbert Grandval expose pour la première fois les péripéties de sa mission. Il relate au Jour le jour les conditions dans lesquelles il avait élaboré et soumis au Gouvernement un plan susceptible de rétablir la situation, les résistances auxquelles sa politique allait se heurter a Paris, et le déroulement inexorable des événements dramatiques dont la France subit actuellement le contre-coup.
Sommaire du livre : EXTRAIT page 108
MA MISSION AU MAROC
(...)
militaires, supplétives ou de sécurité, leur proportion n'y dépasse guère un dixième. A quoi il convient d'ajouter que la quasi-totalité occupe des postes subalternes : chaouchs, chauffeurs, menus emplois aux eaux et forets, aux P. T. T., dans les haras... Des que l'on monte d'un échelon, on n'en trouve plus que quelques dizaines. Encore ceux-ci, pour la plupart, sont-ils engagés comme contractuels, s'ils sont titulaires d'une licence,
ou dans des fonctions de second plan, s'ils ont un diplôme supérieur technique - sous le prétexte que ces parchemins obtenus à titre étranger n'auraient qu'une valeur relative.
Pourquoi donc cette parcimonie ? Faisons d'abord justice de l'argument selon lequel les Marocains eux-mêmes ne s’intéresseraient pas à l'administration : combien n'ai-je pas reçu de lettres d'étudiants, me demandant quelles places ils pourraient occuper, quels stages ils pourraient accomplir en France pour parfaire leurs connaissances ! C'est bien la preuve qu'une politique clairvoyante, amorcée depuis plusieurs années, eut aujourd'hui évité le drame de la relève administrative. Au lieu de quoi on n'a prêté qu'une attention abstraite à la formation de ces cadres, on a trop souvent négligé les institutions d'enseignement générales ou techniques. II eut été souhaitable de créer plus tôt l'école marocaine d'administration et, en lui donnant de larges moyens, d'en faire l'instrument actif et efficace de la formation des jeunes cadres. administratifs marocains. On a tardé, enfin, jusqu’à ces toutes dernières années, à accorder aux Marocains la parité de rémunération avec leurs collègues français,
Pour remédier à tout cela, il faudra certes des années. Encore pourrions-nous appliquer, des maintenant, quelques palliatifs. Mais, outre que la tension actuelle retient une partie de la jeunesse marocaine de collaborer avec nous, toute réforme administrative suppose, pour être efficace, le concours de l'exécutif qui doit en être le bénéficiaire; elle devrait être négociée, promulguée et appliquée par un véritable gouvernement marocain. Comment constituer celui-ci ? Ici comme ailleurs on se heurte au préalable politique, c’est-à-dire au problème du Trône.
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